Tag d'archives : télé

Il n’y a pas que les buts entachés par une main dans la vie. Et le triste France-Irlande de ce soir (1-1 mais une place au Mondial sud-africain) passera aussi vite que d’autres aléas sur lesquels je ne m’attarderai pas. J’ai plutôt l’envie de réécouter (et revoir) cette rencontre au sommet entre un roi du songwriting et un king du jazz (ou vice versa). C’est un enregistrement de 1989 pour le “Sunday Night” de David Sanborn. Leonard Cohen interprète Who By Fire porté par Sonny Rollins au saxo. La voix grave du Canadien et les nuances du jazzman que les rockers aiment inviter (Tattoo You des Stones notamment), un éphémère sans vainqueur qui efface la vanité d’une actualité bien moins durable.

Un samedi en début d’après-midi, en pleine gueule de bois d’un vendredi comme je les aimais, j’étais tombé sur cette série. V: les visiteurs, où l’histoire de l’arrivée sur terre (enfin aux USA et au-dessus de Los Angeles) d’extra-terrestres à l’aspect humain mais au secrets bien gardés qui allaient établir leur domination sur la planète. En collaboration avec des pouvoirs trompés ou corrompus. Bien sûr une résistance se levait. Je n’avais plus décroché de ce rendez-vous avec ma téloche.

Et voilà que ABC nous remake la série une bonne vingtaine d’années plus tard. Reste à savoir si ce qu’elle va y gagner en effets spéciaux et remise au goût du jour ne viendra pas altérer un scénar à rebondissements et le plaisir de l’époque. Plus longtemps à attendre (au moins pour les ricains) puisque la nouvelle mouture débarque dès novembre. Avec un pilote inaugural dont les premières minutes viennent d’être lancées en teaser.

Si le player (emprunté chez Lyricis : son très bon site ici) joue des tours et écourte la séance, le relancer pour revenir au point de la coupure. Video également visible sur Youtube.

Il y a des trucs qui ne s’expliquent pas vraiment. Pourqoi est-on plus Stones que Beatles ou plus Prince que Michael Jackson ? J’ai bien une idée mais pas sûr qu’elle fasse l’unanimité ;-)

Le kid de Minneapolis était ce mercredi soir sur le plateau du Grand Journal. Ambiance de panique à bord chez Denisot et à Canal+ pour recevoir la star qui vient de donner deux concerts parisiens énormes, parait-il (si vous y étiez, racontez ou  taisez vous à jamais…). Quelques happy few (Inès de la Fressange, Emma de Caunes, Philippe Manoeuvre, Louis Bertignac…) pour le public d’un set très privé et pour seulement deux titres qui avaient l’air prévus. Il y eut un rappel, semble-t-il au débotté, puisque la réal’ revint en urgence au direct live.

Source bien informée, @sebmusset lâcha un peu plus tard sur Twitter que le musicien avait une belle envie de jouer et cherchait avec son groupe un point de chute pour continuer la soirée. Je pensai immédiatement aux veinards qui seraient là où il allait débarquer avec sa troupe. Le même @sebmusset indiquera plus tard que l’after aurait lieu au Bataclan (note : je n’ai rien dit sur ces p*** de “privilègiés” de Parisiens vous remarquerez…).

Juste parce que ça fait du bien de penser à autre chose qu’au merdier ambiant et au ridicule prince jeanjean de la banana republic, un peu de vrai Prince avec un des titres de la soirée via et grâce à FullHdReady.

pierre-terrasson gainsbourg… il y aurait quelque chose ici sur Serge Gainsbourg. Cette série de Pierre Terrasson est extraite de l’expo qu’il lui a consacrée au début de l’été en  “hors d’oeuvre” à une soirée hommage aux Trois baudets. Celle-ci a été filmée et est en ligne sur le site de ArteLiveWeb (clic, clic, clic).

Et puis, pas de raison pour ne pas s’écouter une belle Melody (Nelson) avec les premières minutes d’une réal’ de Jean-Christophe Averty.

J’ai trouvé une vraie réserve de bonnes choses oldies chez gippo (sur Dailymotion). Ainsi cette marque de jeans italienne qui eut son heure de gloire (petite) dans les seventies.

Maison de confiance et grand classique avec son incontournable 501 (le seul chiffre que j’ai changé depuis 20 ans c’est celui du tour de taille ;-) ), Levi’s eut aussi quelques modèles sacrifiant à l’air de ce temps-là (qualité d’images d’époque).

N’oublions pas l’after shave de l’homme de 1969 exigeant sur la qualité

Toujours en 69, pour les filles, une crème qui protège et adoucit la peau, idéale pour le climat écossais dirait-on.

Pouvait-on encore fumer au cinoche ? En Italie durant les vacances oui en tout cas :) La pub était autorisée et les feuilles bien utiles.

Hadopire nous l’aura fait ressortir. C’est déjà ça. Georges Abitbol c’est “La classe américaine” pour un Grand détournement où il se retrouve incarné par John Wayne qui au moment de mourir prononce une phrase bien mystérieuse : “Monde de merde”. Sitôt Hollywood met ses plus fins limiers sur les dents et, dans une narration en flash-back à la Citizen Kane, Dustin Hoffman et Robert Redford, dits Les Hommes du président, vont mener l’enquête autour de l’homme le plus classe du monde.

Tout ça remonte au Canal historique de 1993. C’est écrit et réalisé par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette; exclusivement composé d’extraits de vieux films de la Warner, remontés et redoublés afin de créer un nouveau film inédit.  La première diffusion a eu lieu sur la chaine Canal Plus le 31 décembre 93. Une seconde diffusion a eu lieu en 2004 sur la chaîne Festival (devenue depuis France 4). Le film n’a jamais été édité officiellement en VHS ou en DVD mais a connu une diffusion virale amplifiée par le web.

En ces heures d’hadopisme se croyant triomphant, il rappelle que détourner n’est pas voler et incarne la flamme de la résistance pour ceux qui veulent hisser le pavillon noir à tête de mort comme symbole d’une création pouvant se libérer de ses marchands de soupe. Il fait reparler de lui quoi (lire cet article par exemple).

Accessible en téléchargement, il est aussi ici (et à plein d’endroits ailleurs :) ). C’est parti pour 72 minutes de délires avec un casting incomparable :

Cadeau Bonux ? Avant ce long la même équipe s’était fait la main sur un court. Autour de la disparition de La 5 de Berlusconi and co, ils avaient détourné les séries d’époque dans un Derrick contre Superman.

Soir de suppression de la pub sur le service public. Why not ? Avec un financement adéquat et pas idiot, ni d’arrière-garde comme celui choisi. Mais surtout  derrière réapparait le “bon” vieux système de l’ORTF et de contrôle de l’info. Déjà qu’elle est sous surveillance, là elle sera toute du même côté : aux mains des puissances de l’argent et du nabotléon.

L’ORTF justement (démantelé sous Giscard sans que le contrôle politique ne disparaisse). C’est de là que remontent quelques moments de geekerie d’avant les geeks. C’était pas encore Dallas (heureusement) mais un peu le Pérou, de Cosmos 1999 à Mission Impossible en passant par Star Trek ou la Quatrième Dimension. Si certaines séries étaient en couleurs, la plupart des postes, le mien, étaient en noir et blanc. Il fallut attendre les rediffusions et l’évolution du parc électro-ménager familial pour s’en apercevoir.

On se fait plaisir donc avec ces génériques geeks que les moins de 20 de 30 ans ne doivent pas connaitre.

Les Mystères de l’Ouest d’abord

Mannix (la musique est de Quincy Jones)

Hawaï Police d’Etat (qui donna – fit découvrir – des envies de surf à beaucoup)

Et bien sûr, last but not least, Les Rues de San Francisco

Quoi ? Y’a pas de mal à se faire du bien et elles étaient déjà bien foutues ces séries même si elles avaient mauvaise presse alors (américaines, violentes, décérébrant les enfants – bon là d’accord)…

Pour en savoir plus, les liens Wikipédia qui vont bien : Les Mystères de l’OuestMannix, Hawaï Police d’Etat et Les rues de San Francisco.

Faites votre choix !