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Roy Stuat fait dans la photo de cul depuis un bail. Si je n’irai pas jusqu’à le comparer aux post-punkitudes de Richard Kern , il est quand même l’une des références dans son domaine. L’un des plus intéressants, avec une démarche qui se soucie peu des modes visuelles et/ou physiques du moment. Trash sans l’être complètement, il a sans doute, et sans le vouloir,  ouvert la voie au porno chic. En plus d’expos et d’une série d’ouvrages publiés chez Taschen, ce descendant de la contre-culture attiré par la cinéma a livré d’intéressantes vidéos X conçues comme de longs collages hétéroclites de plusieurs heures : la série Glimpse. Réalisées en marge ou lors de ses shootings, elles alternent l’ennuyeux et des moments stupéfiants de mélanges sonores et pornographiques, entre doc et mise en scène de stéréotypes. Il doit encore être possible de les trouver (P2P est ton ami sinon).

En 2008, il a tourné un film légèrement plus conventionnel dans sa structure et sa durée : The Lost Door (voir fiche et synopsis sur Allociné). Celui-ci est désormais dispo en DVD, en voici le trailer:

On peut le commander sur le (superbe) site du film (clic, clic). Et sur celui de Roy Stuart (où on peut retrouver les Glimpse).

Le festival cinéma du Grand Lyon connaîtra sa première édition du 13 au 18 octobre. Tourné vers le passé du 7e art et le patrimoine, ce Lumière 2009 annonce un programme qui vaut le détour (PdF). Va pas être facile de s’organiser pour voir un max de pelloches ;-) Clint Eastwood sera l’invité d’honneur de cette nouveauté dans la ville des inventeurs du cinoche et de l’institut du même nom, dirigé par Thierry Frémaux, qui est aussi délégué général du festival de Cannes. Histoire de dire qu’il a ses entrées dans le gotha du cinéma mondial. Le journaliste Philippe Garnier devrait aussi être présent pour parler de quelques perles du film noir qu’il a choisies. Bref, si le truc échappe au côté ampoulé d’une manifestation officielle de province, il y aura de quoi faire baver le cinéphile et son cousin cinéphage. La billeterie et toutes les infos sont dispos sur le site du festival (c’est par là…).

En attendant depuis le 12 septembre – et jusqu’au 10 novembre – Sergio Leone, qui sera au travers de ses films avec Clint célébré lors de ce Lumière 2009 – se retrouve non pas derrière des barreaux mais accroché aux grilles. C’est à la préfecture du Rhône (dans sa version Hôtel du département), cours de la Liberté (ça ne s’invente pas), dans le 3e arrondissement. Gratuite, une expo propose des photogrammes issus directement des oeuvres du cinéaste italien. L’occasion de se promener dans ses mises en scène au travers de clichés de ses personnages transformés en icônes et de ses plans définitifs.

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Un super moment visuel et sonore. La traversée de Paris en 1865 photos par Jean-Philippe Pernot. Allez voir ses créations photos, vidéos (et Super-8) et numériques sur sa page www.jpartlife.com.

Image d’époque. De la première trilogie (voire du premier épisode) s’entend. Han Solo, Darth Vader, Chewbacca, Princess Leïa, Luke Skywalker et R2-D2 en civil. Etonnant non?

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Rock Dreams. In the sky désormais. Guy Peellaert est mort lundi d’un cancer. Il avait 74 ans. Pas fastoche d’expliquer comment ce Belge, graphiste, peintre et photographe, sut imposer une iconographie totalement rock. Pourtant il y eut quelque chose qui relevait de l’évidence.

Pour tout dire je ne me souviens plus très bien (aurais-je la mémoire qui flanche ?) si je vis ces premières planches dans Rock&Folk au début des eighties – un siège arrière de limousine occupé par des Stones aux activités stoniennes – ou si la pochette du Diamond Dogs de Bowie précéda :

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En tout cas, c’était évident. Ce mec s’appropriait, en même temps qu’il en inventait de nouveaux contours, toute la mythologie rock’n rollesque. Allant en chercher aussi les racines dans le film noir, les comics… Je ne sait d’ailleurs pourquoi mais, alors que le résultat est sensiblement différent, je l’ai toujours rapproché de la vision d’un Edward Hopper. Si un spécialiste passe par ces lignes et a une explication à ce fil ténu que j’ai toujours tenu, je suis preneur.

Pour en revenir à Peellaert, plus encore ou autrement que des bédéistes comme Chaland et Clerc qui apportèrent leur pierre visuelle, il traça les lignes entre son et imagerie pop. Dès les 60’s avec une esthétique pop art et puis sous influence du mouvement psychédélique (et de ses substances ?) comme ici dans un court adapté de sa bande dessinée Pravda la Survireuse

Et il va se révéler un touche-à-tout des contre-cultures en participant au film Jeu de Massacre

Mais c’est avec la sortie de Rock Dreams en 1974 qu’il marque plus qu’une époque puisque l’ouvrage sera réédité et de nombreuses planches utilisées dans les magazines du monde entier.

rock-dreamsAvec les textes de Nik Cohn, ils prêchent au passage une bonne parole de la rock-critic où la fiction vient donner son sens à la réalité; un journalisme gonzo qui prend parfois des libertés dans ce qu’il montre pour mieux traduire ce qu’est la rock life. Au hasard me revient en mémoire le tableau d’une Tina Turner bigger than life dans la provoc peinte en coulisses avec à l’arrière-plan Ike en maquereau qui surveille sa pouliche.

Ce coup de maitre ne sera pas sans lendemain. Et Guy Peellaert exercera ses talents aussi bien dans les affiches de cinoche, les pochettes d’albums ou encore un bouquin consacré aux figures de l’Amérique.

On se souvient aussi (si on s’en souvient pas pour cause de “j’étais pas né à cette époque”, ça a été rediffusé au printemps sur France 4 et c’est dispo en DVD) de la recomposition qu’il réalisa pour le générique de la meilleure émission de ciné de tous les temps, Cinéma Cinémas, pour laquelle il traduisit en tableaux portant sa patte quelques scènes cultes de l’histoire du 7e art.

Il était encore à l’oeuvre récemment en tant que photographe suivant le groupe dEUS en studio

Et on peut retrouver son travail sur son site : http://www.guypeellaert.com/

RIP

Vous l’aviez raté ? Voici le gonzo avatar de Donjipez:

Et depuis quelques temps il lui en arrive des vertes et des pas mûres. De drôles d’aventures où il se “Zélig” à tort et à travers.

Même les journaux en parlent c’est dire:

Semblerait que les détourneurs ont même réalisé un album de leur forfait

Et qu’ils sont dotés d’une terrible arme en plus d’une imagination euhh débordante : http://www.photofunia.com/

Allez on fait un concours et je récompenserai la meilleure par…un bon point (ou plus si affinités – sors de ce corps DSK)

Allez, pour fêter cette nouvelle version de la page rapido un peu de sexe. Léger

Next.libération nous présente “The Book of Olga” que publie Taschen. C’est un ouvrage commandé par un oligarque russe à la photographe Bettina Rheims qui a réalisé des prises de vues de de sa femme. Olga donc. Et comme on fait dans le cul classe, la préface est de Catherine Millet.

Finalement toutes ces critiques sur les milliardaires russes… :)