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Vous avez aimé le direct (billet précédent) ? Ou vous l’avez raté ? Le concert de U2 au Rose Bowl de Los Angeles est désormais disponible dans son intégralité via Youtube

Pour ne pas trop lagger, mettre quelques instants en pause pour que le flux puisse charger ;-) Et hop : en plein écran c’est carrément top :)

4h30 du matin à peu près ici. Nuit de dimanche à lundi. Depuis un petit moment ça monte chez les twittos du #twittdenuit. On doit pas être des wagons debout à cette heure. Habituellement en tout cas car là par un prompt renfort on va voir arriver des troupes – plus ou moins – fraîches. Sans parler de ceux qui sont juste devant leur écran et n’ont rien à faire des tweets. Parce que sur l’écran, il y a U2 en live depuis le Rose Bowl de Los Angeles dans un global webcast sur YouTube.

Vu que le concert vient juste de se finir, je suis bien incapable de donner quelque chiffre que ce soit. Combien de spectateurs dans le monde au même moment devant leurs ordis ? Pour faire simple, en suivant le hashtag #u2webcast ça tombait par paquets de 2 à 5000 messages entre chaque titre. De l’english, de l’espagnol, des langues asiatiques et d’autres encore plus indéfinissables. Je suis tout autant dans l’incapacité de savoir si un tel truc avait été fait auparavant. A priori non, du moins pas avec un groupe d’une telle envergure. Comme le notait @fred2baro : @Donjipez quand même le showcase a dû couter cher .. :P

Opération de marketing planétaire ne manqueront en effet pas de relever quelques uns. Mais sacré trip quand même. Evacuons de suite la performance de la bande à Bono. J’ai pris mes distances depuis un moment. Je les ai vu deux fois de mes yeux vus : la première à Lyon dans les années 80 et la seconde à Grammont à Montpellier en 97 (je crois), lors d’une virée défonce on the road. Déjà cette dernière fois, on avait changé d’époque. Donc au Rose Bowl rien à redire : c’est très pro, du grand show, un groupe de stades avec ses hymnes. Quelques moments où on sent que ça décolle vraiment, les incontournables frissons sur  One et autres With or Without You… Et puis aussi les bons sentiments de preux chevaliers d’un Bono qui en rajoute dans le côté cabot. A côté, heureusement, sobre et fidèle à lui-même, The Edge continue de triturer sa guitare bien qu’on sente vaguement que le cadre du groupe restreint ce qui pourraient être ses pulsions soniques profondes.

On est quand même loin d’October, premier album que je découvris de U2. J’étais alors en seconde. C’était l’automne et cette musique était idéale entre fin précipitée dans la tragédie de Joy Division et le prochain Cure qui allait être Pornography, sorti quelques mois après. J’embrayai peu après vers des niches plus escarpées, violentes ou pointues restant fidèle à quelques repères et me retournant vers les grands prédécesseurs (qui a dit Velvet ?).

Mais je m’éloigne non ? Donc ce trip de nuit c’était d’assister à une diffusion parfaite techniquement (un peu laggé au début) et surtout partagée. Avec des inconnus ou presque puisque aucun que je ne connaisse en vrai. Du coup, moi qui n’aime guère que l’on me livre ses impressions pendant un set et encore moins livrer les miennes dès la sortie, je me suis surpris à twitter au fur et à mesure, à échanger quelques réactions avec un spectateur chilien, par exemple, ou mes followers “habituels. C’est peut être là que résidait le plus intéressant de l’expérience sur laquelle des spécialistes devraient revenir et livrer leurs analyses à froid.

Petit détail quand même, je ne peux m’empêcher d’être surpris du nombre de téléphones allumés pour filmer les concerts dorénavant. Pas que ce ne soit pas utile pour le blogueur :) Mais j’aime bien le côté éphémère d’un live et sa survivance, ou pas, par la seule capacité qu’il aura eu à s’incruster sur les plaques sensibles de ma mémoire, ainsi que par quelques photos rares et choisies.

Allez, l’essentiel quelques images via FullHdReady :

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mediatone festivalDébut aujourd’hui pour la 3e édition du festival lyonnais Just Rock (son site ici avec le détail de la programmation) qui se poursuivra jusqu’au 15 novembre. On y retrouvera des formations internationales (Ghinzu, Fredo Viola, Tinariwen, Vandaveer, Anthony Joseph, Patrick Watson), françaises confirmées (Sebastien Schuller, Eiffel, Zone Libre, The Dodoz) et des découvertes qui montent (H-Burns, Welling Walrus, PM’s Better, Xtatik et le Narvalo Orchestra).

Pour cela l’association Mediatone et les Birdy Birdy Partners ont retenu 6 dates d’envergure (2 au Transbordeur, 2 au CCO, 1 à l’Epicerie Moderne et 1 au Kao) sur l’agglo pour ces soirées (de découvertes et/ou de confirmation) autour de l’axe indie, folk, pop, rock français et international. Et comme, c’est connu, il y a un bon dieu pour les fainéants et que les liens hypertextes n’ont pas été inventés pour ne pas s’en servir, l’excellent (vraiment) site Soul Kitchen examine de plus près la prog’ ici et .

[Edit 4/11 :

Infos dernière minute...

- THE DODOZ annulé au CCO. WELLING WALRUS et PM'S BETTER maintenus au Sirius le 5 novembre (5 €)

- ANTHONY JOSEPH annulé sur la date de TINARIWEN du 15 novembre au Transbordeur. Remplacé par le groupe DOCTOR LASS.]

C’est la choume, j’imagine, mais je ne connaissais pas. Je viens de découvrir, au hasard du ouèbe, interprété par les Têtes Raides, ce texte qui a pour auteur Stig Dagerman (heureusement Wikipédia a été mon ami). Une vingtaine de minutes pour cette mise en musique de “Notre besoin de consolation est impossible à rassasier”. Et pas grand chose à ajouter. Juste le mettre ici pour le partager avec ceux qui auront le temps d’écouter.

Il y a des trucs qui ne s’expliquent pas vraiment. Pourqoi est-on plus Stones que Beatles ou plus Prince que Michael Jackson ? J’ai bien une idée mais pas sûr qu’elle fasse l’unanimité ;-)

Le kid de Minneapolis était ce mercredi soir sur le plateau du Grand Journal. Ambiance de panique à bord chez Denisot et à Canal+ pour recevoir la star qui vient de donner deux concerts parisiens énormes, parait-il (si vous y étiez, racontez ou  taisez vous à jamais…). Quelques happy few (Inès de la Fressange, Emma de Caunes, Philippe Manoeuvre, Louis Bertignac…) pour le public d’un set très privé et pour seulement deux titres qui avaient l’air prévus. Il y eut un rappel, semble-t-il au débotté, puisque la réal’ revint en urgence au direct live.

Source bien informée, @sebmusset lâcha un peu plus tard sur Twitter que le musicien avait une belle envie de jouer et cherchait avec son groupe un point de chute pour continuer la soirée. Je pensai immédiatement aux veinards qui seraient là où il allait débarquer avec sa troupe. Le même @sebmusset indiquera plus tard que l’after aurait lieu au Bataclan (note : je n’ai rien dit sur ces p*** de “privilègiés” de Parisiens vous remarquerez…).

Juste parce que ça fait du bien de penser à autre chose qu’au merdier ambiant et au ridicule prince jeanjean de la banana republic, un peu de vrai Prince avec un des titres de la soirée via et grâce à FullHdReady.

Hey, vous… Oui, vous ! Vous vous souvenez ?

Maintenant que vous avez lu le titre, vous pouvez vous barrer tranquille. Tout est dit. Vous n’en saurez guère plus.

Eté indien pour crépuscule automnale et cette nuit qui est en train de gagner contre le jour. L’heure de sortir, comme caché par “ce cuir noir qui protège du désespoir”. Galure en feutre, boots à bouts carrés de lézard travaillé, velours noir sur lin blanc et chiffré au 501 habituel pour voir le sophisticated man. Public sans âge donc de tous, quadras et quinquas ont la majo.

Flashback et rétro argenté. 8-10 ans disons, Les Mots Bleus sur les radios, dans les télés. J’y connais nibe mais je flashe, comme un avant-goût sur les sons qui me poursuivront plus tard. Ca passe avec la variétoche d’époque au camping de je-ne-sais-plus-où mais il y a d’autres nuances, arrangements, échos. Je n’en sais rien bien sûr. Flash forward. Collège et les slows. Cette Aline pourtant rétro sert pour emballer mais, trop insistante dans son emballage variété, je la renverrai au tout-venant des usines yés-yés.

Un long blanc pour y revenir. L’oiseau de nuit est dark, ce Dernier des Bevilacqua qui dérivait vers Les Paradis perdus sur son Minuit Boulevard n’était en rien ce pourquoi je l’avais laissé. Aventurier du son perdu aux trips aussi blues que parfois electros, il pointe au même tripot des tarabiscotés qu’un Vega, Alan – il le dit et c’est son pote -, fréquente le même cabaret bizarre qu’un Alain, Bashung. Effet boomerang quand l’Alsacien qui s’est barré balance sa cover des Mots Bleus. Une boucle s’est bouclée.

La scène ? Réalisme socialiste réussi pour architecture de circonstance avec cette Bourse du Travail où j’ai vu passer d’autres oiseaux de la rockitude il y a, ça me revient soudain  comme un regard sur le précipice, déjà longtemps. Sobriété au volant. Juke box pieds au plancher pour lumières recherchées. Quatre comparses et l’homme aux cheveux blancs. Mince : tour de chant ? Que nenni en deux parties. La pause clope est offerte, un luxe et une élégance dans cette aseptisée dérive ou le payeur n’a plus l’opportunité d’être fumeur. Au fait, cotise-t-il chez nicot ? Ce serait étonnant pour avoir garder à bientôt 64 ans une étendue vocale dont il fait instrument.

Veste courte et lamée. Soie ? Escabeau noir pour se percher. Accueil en forme de dévotion. Les icônes se font rares. Surtout celles qui continuent à avancer. Plus qu’à saisir au vol un cut-up d’instantanés.

Le before d’avant smocking. Vaisseau spécial en voyage (super) sonique. On dirait bien qu’on a embrayé sur le dernier album, Tonight, Tonight…  Et d’autres expérimentations négligées. Au risque de décontenancer ? Pourtant c’est là que Christophe va aller chercher ses voies du rock d’un air pénétré. Accords de quarts et de quintes jouent avec les nerfs de la sono et la poussent dans ses limites lancinantes. Fontaines électroniques pour guitares électriques qui vont visiter jusqu’aux frontières abîmées du krautrock ou clarté mélodique de voix sur fond de piano unique.

Deuxième set : on en revient aux classiques. Mais il va savoir s’en arranger. Oubliées les contraintes du marché, Les Marionnettes sont speedées et les plus connus revus à la hausse. Passons sur un ou deux hits expédiés dans un emballage quasi d’origine où le bastringue accentué vient chatouiller les reprises de balloches assumées. La pop sophistiquée se nourrit de ce rock expérimenté jusqu’à un blues harmonica-batterie qui se réinvente à l’électro. Entre les morceaux, les tirades allumées oscillent avec un humour entre le zéro et l’infini. Autographes en bord de scène, public conquis et pas besoin de rappels: “je faisais ça entre 20 et…22 ans pour voir si on m’aimait”. Puisque c’est la fin, retour aux débuts avec un Aline old-school. Puis, comme pas envie de partir et se poser au piano, répondre au saxo pour finir dans l’intimité. Clap de fin et coupez : Elle dit, elle dit

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