Tag d'archives : libéralisme

… j’ai pas trouvé plus léger pour titrer. On va dire que ça passera quand même ;-)

Recyclage de crise avec humour ? Certainement. Mais regard plus pointu qu’il n’y pourrait paraitre comme HBO nous y a habitué ? On peut le penser. Question subsidiaire : combien de temps pour que la série nous arrive ici (ailleurs que sur une obscure chaîne du câble cela parait impossible) ? Parce qu’il s’agit de causer d’une série. Même que ça s’appelle Hung et que je suis tombé sur la news via Le Post.fr qui nous indique que le programme a démarré très fort outre-Atlantique.

Faut dire que le pitch est on ne peut plus de saison. Croûlant sous les emmerdes, Ray Drecker va utiliser le meilleur argument qui lui reste pour s’en sortir : la taille surdimensionnée d’un engin, objet de toutes les convoîtises. Doué pour fournir à ces dames des milieux protégés des aléas économiques (grâce à des aides de l’Etat ?), il débute donc une carrière d’escort boy.

Le libéralisme vu avec acuité : ceux qui ont les moyens d’acheter et ceux qui n’ont plus que leur corps à vendre ?

Retours des liens de “Rapido” : à suivre (ou pas) pour s’énerver ou se marrer

- “Tout le monde en prend”. Fakes ou pas ? Ce qui pourrait être le clip (mais c’est pas encore sûr) du prochain single de Lily Allen, Everyone’s At It, n’y va pas avec le dos de la cuillère et invite à bien suivre la ligne blanche. Et vous, vous tournez à quoi pour tenir dans ce merdier ? Démos :

- Internet : pendant que le parlement, le gouvernement et les majors se branlent sur un texte répressif soi-disant pour défendre les artistes… ceux-ci créent. Y compris les conditions possibles d’une économie leur permettant de bouffer de leur art. L’article qu’Albanel et compagnie ne liront pas sur l’adieu de Bloc Party au mourant CD est ici.

- En cherchant bien je dois avoir quelques badges Anarchy, Destroy, de vieilles creepers ou un teddy : rien ne se perd avec l’implacable machine. Reliques punks en vente chez Christie’s : ils auront maybe la dernière seringue de Johnny Thunders.

- Grand patron essaye de se refaire une santé dans industrie du cul. Les prolos écossais de Porno, suite donnée par Irvine Welsh à son mythique Trainspotting ont donné des idées à quelques gros malins du libéralisme qui ont vu dans ses déclinaisons internet et home-movie, eux aussi, les moyens d’arrondir des fins de mois difficiles. Bref, Arnault, Messier, Madelin et les autres font ce qu’ils ont toujours fait pour s’engraisser : vendre le cul des pauvres gens… d’une manière ou d’une autre.

- Tiens on va retrouver Bernard Arnault sur ce lien. Ton patron vient de te refuser une augmentation. Normal: récession,  modération salariale, toussa… Et puis faut bien payer les quelques cadres dirigeants qui sont si utiles :) Sans compter… son propre salaire. 310 fois le Smic mensuel pour les 50 premiers, sans inclure leurs propres actions en bourse. “Vont être contents les pauvres de savoir qu’ils habitent un pays de riches”.

Alan Greenspan est en plein “désarroi”. “ll y a une grosse faille dans le capitalisme…” vient de réaliser sur ses vieux jours l’ex-président de la Federal Reserve, qui a professé pendant 18 ans à la tête de la banque centrale américaine la supériorité du marché sur la régulation. Sympa de faire une déprime intellectuelle mais combien de victimes entretemps et à venir ?  En lire plus sur le blog de Nicolas Cori.