Impossible de me faire une idée bien arrêtée en voyant le trailer de “Serge Gainsbourg : vie héroïque” réalisé par un descendant du comic strips, le dessinateur Joann Sfar. Certes, on retrouve les traits de l’homme à tête de chou et de ses poupées de cire ou de son. Mais le ton paraît un brin mélo et surjoué par instants, sans pour autant aller piocher dans les méandres aquoibonistes ou black trombone de l’ intoxicated man. Non pas d’ailleurs que son parcours semble avoir été dénaturé, à première vue, dans ce biopic aux initiales S.G. Mais un tel film se justifie-t-il après avoir lu la bio, et ses différentes actualisations, de Gilles Verlant ? Question sans réponse pour l’instant.
Patience jusqu’au 20 janvier pour savoir si ces images s’envoleront comme volutes Gitanes ou, au contraire, se graveront sur les plaques sensibles de la mémoire…
Ca commence un peu à bien faire là. Surtout que je veux pas dire mais 52 ans, ça me laisserait même pas dix ans d’autonomie pour mes batteries persos. Cancer bien sûr. Et encore un coup d’épingle dans la toile aux souvenirs. Je vais pas vous refaire la liste. En plus, on a chacun la sienne.
J’ai appris la mort de Jacno en fin d’après-midi via anousonne de l’excellent site Grandcrew.com sur la foi d’une mise à jour de la notice Wikipédia du musicien. La news était confirmée un peu plus tard via FullHdReady et une dépêche AFP reprise sur le site de France Info. Et c’est à peu près tout. Loin d’enflammer la toile quoi… Pas surprenant et peut être pas plus mal : il y a des choses qui ne se partagent qu’en cercles restreints.
Je vous fais pas sa bio (son nom inspiré par l’illustrateur des goldos…), suffit de suivre les liens précédents ou de lire ce bon papier de 2006 sur RFI (clic, clic, clic). Mais un coup d’oreilles dans le rétro permet de se rappeler que le mec aura apporté une sacrée pierre dans la rock culture frenchie, en restant plutôt homme de l’ombre (guitariste, producteur, compositeur…). Perso, j’ai commencé avec ce Rectangle lumineux et synthétique du tournant des années 1980, qui était celui de mes 14-15 ans, j’ai alors pisté Elli & Jacno, duo symbolique des “jeunes gens modernes” en pleine Novövision post-punk (tiens l’homme à la chapka se fendra-t-il d’un trait ?). Et mis à profit quelques Nuits de la pleine lune pour réviser la période – dont on n’a pas encore fini de réévaluer l’importance – de leurs Stinky Toys.
Tout ça me fait repenser à Pascale Ogier bien sûr mais aussi à metoo10 et à pas mal de gens et choses avec un goût de passé enfui dont les bribes de souvenirs ne suffisent guère à réconcilier avec l’inéluctabilité de la montre.
Procédons avec un peu d’ordre. Un peu de Stinky Toys :
Rectangle bien sûr :
Mains dans la main avec Elli
La BO des Nuits de la pleine lune
Et un “hymne” que j’ai adopté depuis sa sortie en 2006
La maison n’est jamais à un Tarantinerie près. Découvert sur FilmGeek, Knoertz nous propose ici un montage perso et sonore du plus culte des films cultes de Quentin Tarantino, Pulp Fiction. Split screen pour des images qui se font son dans une évocation de son oeuvre palmée qui permet d’encore bien halluciner après maintes et maintes visions.
Je ne suis pas Parisien. Mais ce n’est pas grave parait-il. De toute façon, si elle m’a fasciné et que j’en ai rêvé jeune, cette capitale me semble bien trop grande pour moi. Egaré, dépassé, noyé, perdu lors de mes rares séjours. Même si il y a un quand même, un quelque chose. Euhhh là je sais plus trop comment retomber sur mes pieds pour en venir là où je voulais en venir.
Le Grand Orchestre de Ménilmontant, je ne connaissais pas il y a quelques jours. C’est @Ménilmuche (Fabien), un blogueur de Paris (ah bein voilà, j’y reviens), que vous pouvez suivre ici, et qui traite à la fois d’hyperlocale et de sujets bien plus larges, qui m’a branché sur ce morceau. Une reprise d’Aristide Bruant “Belleville-Ménilmontant” plus que sympatoche et bien foutue, par ce GOM (site par là) donc; et dont voilà le clip qui a quelques mois déjà:
… il y aurait quelque chose ici sur Serge Gainsbourg. Cette série de Pierre Terrasson est extraite de l’expo qu’il lui a consacrée au début de l’été en “hors d’oeuvre” à une soirée hommage aux Trois baudets. Celle-ci a été filmée et est en ligne sur le site de ArteLiveWeb (clic, clic, clic).
Et puis, pas de raison pour ne pas s’écouter une belle Melody (Nelson) avec les premières minutes d’une réal’ de Jean-Christophe Averty.
Le festival cinéma du Grand Lyon connaîtra sa première édition du 13 au 18 octobre. Tourné vers le passé du 7e art et le patrimoine, ce Lumière 2009 annonce un programme qui vaut le détour (PdF). Va pas être facile de s’organiser pour voir un max de pelloches Clint Eastwood sera l’invité d’honneur de cette nouveauté dans la ville des inventeurs du cinoche et de l’institut du même nom, dirigé par Thierry Frémaux, qui est aussi délégué général du festival de Cannes. Histoire de dire qu’il a ses entrées dans le gotha du cinéma mondial. Le journaliste Philippe Garnier devrait aussi être présent pour parler de quelques perles du film noir qu’il a choisies. Bref, si le truc échappe au côté ampoulé d’une manifestation officielle de province, il y aura de quoi faire baver le cinéphile et son cousin cinéphage. La billeterie et toutes les infos sont dispos sur le site du festival (c’est par là…).
En attendant depuis le 12 septembre – et jusqu’au 10 novembre – Sergio Leone, qui sera au travers de ses films avec Clint célébré lors de ce Lumière 2009 – se retrouve non pas derrière des barreaux mais accroché aux grilles. C’est à la préfecture du Rhône (dans sa version Hôtel du département), cours de la Liberté (ça ne s’invente pas), dans le 3e arrondissement. Gratuite, une expo propose des photogrammes issus directement des oeuvres du cinéaste italien. L’occasion de se promener dans ses mises en scène au travers de clichés de ses personnages transformés en icônes et de ses plans définitifs.
PornoGraphics est un studio espagnol de design et une agence spécialisée dans les nouveaux médias. On lui doit ce montage de graphismes produits par le ciné porno et érotique des années 70, époque où je me demandais bien ce que cachait la devanture et les affiches de certains cinémas…