Tag d'archives : film

Impossible de me faire une idée bien arrêtée en voyant le trailer de “Serge Gainsbourg : vie héroïque” réalisé par un descendant du comic strips, le dessinateur Joann Sfar. Certes, on retrouve les traits de l’homme à tête de chou et de ses poupées de cire ou de son. Mais le ton paraît un brin mélo et surjoué par instants, sans pour autant aller piocher dans les méandres aquoibonistes ou black trombone de l’ intoxicated man. Non pas d’ailleurs que son parcours semble avoir été dénaturé, à première vue, dans ce biopic aux initiales S.G. Mais un tel film se justifie-t-il après avoir lu la bio, et ses différentes actualisations, de Gilles Verlant ? Question sans réponse pour l’instant.

Patience jusqu’au 20 janvier pour savoir si ces images s’envoleront comme volutes Gitanes ou, au contraire, se graveront sur les plaques sensibles de la mémoire…


GAINSBOURG VIE HÉROÏQUE – BANDE-ANNONCE (le film)
envoyé par baryla. -

Brrrrr. Bientôt en DVD : Le meurtre le plus horriblement long avec la plus inefficace des armes. Ca fout les jetons quand même. C’est un délire signé Richard Gale (tout et même plus sur son site). Voici la longue bande-annonce de ce film court :

Un film de Clint Eastwood, qu’elle que soit sa veine, c’est forcément incontournable.  Invictus sera sur les écrans le 13 janvier 2010. Le film retrace la fin de l’apartheid et l’élection de Nelson Mandela à la tête de l’Afrique du sud. Convaincu par le pouvoir du sport pour unifier son pays en proie aux discriminations, Mandela s’allie à François Pienaar, capitaine de l’équipe de rugby sud-africaine alors que les Springboks tentent de remporter la coupe du monde que le pays organise… Mandela est interprété par Morgan Freeman et Pienaar par Matt Damon.

La maison n’est jamais à un Tarantinerie près.  Découvert sur FilmGeek, Knoertz nous propose ici un montage perso et sonore du plus culte des films cultes de Quentin Tarantino, Pulp Fiction. Split screen pour des images qui se font son dans une évocation de son oeuvre palmée qui permet d’encore bien halluciner après maintes et maintes visions.

See it in HD et full screen ;-)

Il y a des jours comme ça. On pense être enfin peinard, on se détend et bing : ça frappe par surprise, le coup dur, le truc moche. Là c’est du Post.fr qu’est venu le coup de massue. Tiens, pour la peine, je vous copie-colle la brève :

“L’idée paraissait évidente : quel groupe de rock est le sujet idéal pour un biopic sinon les Ramones ? La chose est désormais en cours. Elle aura pour base I slept with Joey Ramone, un livre à paraître en décembre, co-signé par Mickey Leigh, le propre frère du leader du groupe et Legs Mc Neil, déjà connu pour ses ouvrages sur l’historique du punk-rock californien. Fox Searchlight serait sur le coup, malgré les difficultés financières actuelles de cette branche de la 20th Century Fox. Des difficultés auxquelles s’ajoutent celles de devoir négocier les droits d’utilisation de nombreux autres groupes, puisqu’il est assez improbable de vouloir raconter l’histoire des Ramones , sans parler de tous les artistes qu’ils ont côtoyés.”

Z’y croyez vous à des trucs pareils? Un biopic de ce groupe-là par ces mecs-là – la Century Fox, Hollywood, toussa -, putain mais c’est plus Mozart qu’on assassine, c’est carrément le rock qu’on flingue en traître. Chais pas moi, z’ont rien d’autre à se mettre sous la dent. Au pif, une daube sur Céline Dion sa vie, son oeuvre, son accouchement : ça fera pleurer dans les chaumières et fera marcher le tiroir-caisse à coup sûr.

Ptingg et à quel réal’ y vont filer leur scénar que j’imagine déjà édulcoré pour un PG13, et je préfère même pas penser au casting, sinon je pleure. Don’t touch à ça, merde.

En plus, il y a déjà de quoi faire pour le vieux fan ou dépuceler le novice curieux (les pétasses qui en portent les t-shirts siglés en soirée juste parce que ça le fait sont exclues d’office de la distrib’) avec des films (dispos en DVD, P2P les ptit gars) dont voici les extraits du live à Londres en 77 et où on les retrouve eux, THE RAMONES :

Roy Stuat fait dans la photo de cul depuis un bail. Si je n’irai pas jusqu’à le comparer aux post-punkitudes de Richard Kern , il est quand même l’une des références dans son domaine. L’un des plus intéressants, avec une démarche qui se soucie peu des modes visuelles et/ou physiques du moment. Trash sans l’être complètement, il a sans doute, et sans le vouloir,  ouvert la voie au porno chic. En plus d’expos et d’une série d’ouvrages publiés chez Taschen, ce descendant de la contre-culture attiré par la cinéma a livré d’intéressantes vidéos X conçues comme de longs collages hétéroclites de plusieurs heures : la série Glimpse. Réalisées en marge ou lors de ses shootings, elles alternent l’ennuyeux et des moments stupéfiants de mélanges sonores et pornographiques, entre doc et mise en scène de stéréotypes. Il doit encore être possible de les trouver (P2P est ton ami sinon).

En 2008, il a tourné un film légèrement plus conventionnel dans sa structure et sa durée : The Lost Door (voir fiche et synopsis sur Allociné). Celui-ci est désormais dispo en DVD, en voici le trailer:

On peut le commander sur le (superbe) site du film (clic, clic). Et sur celui de Roy Stuart (où on peut retrouver les Glimpse).

C’est ce qu’on appelle un truc de proximité. Tellement même que c’est à un arrêt de tram (oui je sais : fainéant) de ma tanière. Donc, comme je l’ai déjà évoqué ici (mais si, suffit de chercher), la première édition du festival de cinéma du Grand Lyon, Lumière 2009, c’est du 13 au 18 octobre (clic sur l’affiche et hop, le site, le programme…).

festival2

Et le Comoedia dans le 7e arrondissement participe à cette première édition tournée vers l’histoire et le patrimoine. Aussi, pour mes voisins et quelques autres voici les projos qui y sont prévues :

Mercredi 14 octobre
14h30 – Ressortie : Le Prix d’un homme de Lindsay Anderson (This Sporting Life, 1963, 2h14) 17h45 – Restauration : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965, 1h55)
20h45 – Avant-première : L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea (2009, 1h34)

Jeudi 15 octobre
14h30 – Restauration : La Bandera de Julien Duvivier (1935, 1h36)
17h – Ressortie : Le Soldat bleu de Ralph Nelson (Soldier Blue, 1970, 1h45)
20h30 – Vive Pierre Etaix ! : Yoyo de Pierre Etaix (1965, 1h32)

Vendredi 16 octobre
14h30 – Clint Eastwood : L’Homme des hautes plaines de Clint Eastwood (High Plains Drifter, 1973, 1h38)
17h – Don Siegel : L’Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (Invasion of the Body Snatchers, 1956, 1h20)
19h30 – Clint Eastwood : Chasseur blanc, cœur noir de Clint Eastwood (White Hunter, Black Heart, 1990, 1h52) suivi de The African Queen de John Huston (The African Queen, 1952, 1h45)

Samedi 17 octobre
14h30 – Don Siegel : L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel (Escape From Alcatraz, 1979, 1h52)
17h30 – Don Siegel : Les Proies de Don Siegel (The Beguiled, 1971, 1h45)
20h30 – Sergio Leone : Le Colosse de Rhodes de Sergio Leone (Il colosso di Rodi, 1961, 2h22)

Dimanche 18 octobre
11h – Don Siegel : Ça commence à Vera Cruz de Don Siegel (The Big Steal, 1949, 1h11)
14h30 – Restauration : Senso de Luchino Visconti (Senso, 1954, 1h55)
17h30 – Sergio Leone : Un génie, deux associés, une cloche de Damiano Damiani (Un genio, due compari, un pollo, 1975