Le propriétaire des salles “arts et essais” CNP lyonnaise adresse un ultimatum à la municipalité et à la région pour obtenir des subventions, sinon après l’Odéon, c’est un des deux autres cinéma restant qui pourrait fermer. Vu la préférence des collectivités locales pour les événements en mode esbrouffe plutôt que pour une action de fond, on peut douter qu’un nouveau projet prenne le relais pour continuer de diffuser en plein centre un cinéma rare, pointu, exigeant, novateur, précurseur ou marginal… Bon, il restera le téléchargement et le streaming pour voir des films qui auraient en priorité besoin de rentrées d’argent…
S’il y avait un hall of fame des comédiens de la coolitude et un panthéon des “stars” ayant su garder un pied (voire les deux) dans une certaine marge, il y aurait sa place sans problème. Jeff Bridges revient dans Crazy Heart de Scott Cooper. Il y est entouré de Maggie Gyllenhaal, Robert Duvall, Sarah Jane Morris, Colin Farrell… Son rôle est celui d’un d’un chanteur de country alcoolique qui a une chance de relancer sa carrière et retrouver goût à la vie au travers de sa relation avec une femme journaliste. Son interprétation d’un homme sur le chemin d’une rédemption est déjà annoncée comme exceptionnelle dans un film comparé aux USA à The Wrestler de Darren Aronofsky, et pour lequel aucune date de sortie n’est encore connue…
Et l’affiche : “plus dure est la vie, plus douce est la chanson”
Impossible de me faire une idée bien arrêtée en voyant le trailer de “Serge Gainsbourg : vie héroïque” réalisé par un descendant du comic strips, le dessinateur Joann Sfar. Certes, on retrouve les traits de l’homme à tête de chou et de ses poupées de cire ou de son. Mais le ton paraît un brin mélo et surjoué par instants, sans pour autant aller piocher dans les méandres aquoibonistes ou black trombone de l’ intoxicated man. Non pas d’ailleurs que son parcours semble avoir été dénaturé, à première vue, dans ce biopic aux initiales S.G. Mais un tel film se justifie-t-il après avoir lu la bio, et ses différentes actualisations, de Gilles Verlant ? Question sans réponse pour l’instant.
Patience jusqu’au 20 janvier pour savoir si ces images s’envoleront comme volutes Gitanes ou, au contraire, se graveront sur les plaques sensibles de la mémoire…
Brrrrr. Bientôt en DVD : Le meurtre le plus horriblement long avec la plus inefficace des armes. Ca fout les jetons quand même. C’est un délire signé Richard Gale (tout et même plus sur son site). Voici la longue bande-annonce de ce film court :
Un film de Clint Eastwood, qu’elle que soit sa veine, c’est forcément incontournable. Invictus sera sur les écrans le 13 janvier 2010. Le film retrace la fin de l’apartheid et l’élection de Nelson Mandela à la tête de l’Afrique du sud. Convaincu par le pouvoir du sport pour unifier son pays en proie aux discriminations, Mandela s’allie à François Pienaar, capitaine de l’équipe de rugby sud-africaine alors que les Springboks tentent de remporter la coupe du monde que le pays organise… Mandela est interprété par Morgan Freeman et Pienaar par Matt Damon.
La maison n’est jamais à un Tarantinerie près. Découvert sur FilmGeek, Knoertz nous propose ici un montage perso et sonore du plus culte des films cultes de Quentin Tarantino, Pulp Fiction. Split screen pour des images qui se font son dans une évocation de son oeuvre palmée qui permet d’encore bien halluciner après maintes et maintes visions.
Il y a des jours comme ça. On pense être enfin peinard, on se détend et bing : ça frappe par surprise, le coup dur, le truc moche. Là c’est du Post.fr qu’est venu le coup de massue. Tiens, pour la peine, je vous copie-colle la brève :
“L’idée paraissait évidente : quel groupe de rock est le sujet idéal pour un biopic sinon les Ramones ? La chose est désormais en cours. Elle aura pour base I slept with Joey Ramone, un livre à paraître en décembre, co-signé par Mickey Leigh, le propre frère du leader du groupe et Legs Mc Neil, déjà connu pour ses ouvrages sur l’historique du punk-rock californien. Fox Searchlight serait sur le coup, malgré les difficultés financières actuelles de cette branche de la 20th Century Fox. Des difficultés auxquelles s’ajoutent celles de devoir négocier les droits d’utilisation de nombreux autres groupes, puisqu’il est assez improbable de vouloir raconter l’histoire des Ramones , sans parler de tous les artistes qu’ils ont côtoyés.”
Z’y croyez vous à des trucs pareils? Un biopic de ce groupe-là par ces mecs-là – la Century Fox, Hollywood, toussa -, putain mais c’est plus Mozart qu’on assassine, c’est carrément le rock qu’on flingue en traître. Chais pas moi, z’ont rien d’autre à se mettre sous la dent. Au pif, une daube sur Céline Dion sa vie, son oeuvre, son accouchement : ça fera pleurer dans les chaumières et fera marcher le tiroir-caisse à coup sûr.
Ptingg et à quel réal’ y vont filer leur scénar que j’imagine déjà édulcoré pour un PG13, et je préfère même pas penser au casting, sinon je pleure. Don’t touch à ça, merde.
En plus, il y a déjà de quoi faire pour le vieux fan ou dépuceler le novice curieux (les pétasses qui en portent les t-shirts siglés en soirée juste parce que ça le fait sont exclues d’office de la distrib’) avec des films (dispos en DVD, P2P les ptit gars) dont voici les extraits du live à Londres en 77 et où on les retrouve eux, THE RAMONES :