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Machete. Avec sa gueule laminée et les staches qui tuent Un moment que je voulais le voir ce faux trailer de Robert Rodriguez, un truc qu’il avait casé entre son segment (Planet Terror) du Grindhouse co-réalisé avec Tarantino (Boulevard de la mort). Et que j’avais raté comme un âne. Parce qu’il faux bien le dire la tronche de Danny Trejo vous lui collez la caméra dessus et vous batissez l’histoire autour.

D’ailleurs il la porte sur lui son histoire. Onze ans de taule pour trafic de came et attaque à main armée. Il profite de son séjour à l’ombre pour décrocher le titre de champion de boxe poids welters dans l’hospitalière prison de San Quentin. Viendra la rédemption – enfin un truc du genre – et le cinoche après sa rencontre avec Andrei Konchalovsky. Je ne vais pas vous refaire sa filmo car depuis elle est pléthorique. Notamment avec Robert Rodriguez.

Pour la fausse bande annonce que celui-ci réalise en 2007 avec Grindhouse, il devient donc Machete. Et à la voir on se dit : merde quand même pourquoi qu’y z’ont pas fait le film tellement ça aurait été énorme. D’ailleurs un scenar est parait-il dans les tiroirs. En attendant de revoir passer Trejo sur les écrans – pas moins de 15 films en post-prod avec son nom au générique dont la suite de Sin City – offrons nous le petit plaisir de ce fake (en doublage allemand en plus) qui mérite mieux que bien des vrais.

C’était un soir de juillet dernier. Une nuit douce sur Lyon et les hauteurs de la colline de Fourvière. Théâtre Antique et sérénité de ces moments partagés avec la personne que l’on aime, avec des amis cools – parce qu’on peut aussi avoir des amis pour le speed et des fréquentations jugées mauvaises non ? . Retour sur scène, après 15 ans off, et en France de Leonard Cohen. Quelques mois plus tard il passera par l’Olympia.

Mais ce cadre lui allait vraiment bien. Elegance surannée d’un costume gris relevée d’un chapeau mou qu’il est prompt à soulever, le songwriter revisite son oeuvre dans des arrangements parfaitement maitrisés par son groupe de musiciens. On se surprend même à guetter l’imperfection, un peu plus de nudité du son qui renverrait à l’âpreté supposée d’une ballade acoustique folk-song. Mais la vois grave et suave enveloppe si bien les travées qu’elle en fait oublier ce travail musical de perfection. Charme, humour, distance: la présence est tout aussi discrète qu’évidente.

C’est ce qu’entreprennent de restituer le double album et le DVD “Live in London” sortis cette semaine. Sur son site (http://www.leonardcohen.com/) Leonard Cohen propose quelques vidéeos musicales mais aussi des petites réflexions et des mini-bouts de backstage. L’occasion de retrouver le Hallelujah ci-dessus.

Dans sa chronique musicale en partenariat avec Mondomix, le site Rue 89 consacre aujourd’hui un papier à la “musique humanitaire” et son évolution. Et de citer parmi ses nouvelles pratiques le projet de la fondation Playing for change. Une opération que nous avait signalé Mr Hulot lors d’un billet précédent. Un documentaire et un CD sont prévus pour ce mois d’avril. Au-delà de l’aspect “sympathique” de l’opération, une vraie originalité et la qualité lui donnent tout son intérêt. En voilà encore une preuve :

Fiction avec un peu de docu, vrai doc “fictionnalisé” ? Le film réalisé par Mabrouk el Mechri présenté à Cannes avait intrigué. Mais aussi été salué par quelques critiques qui savent laisser leur snobisme au vestiaire. JCVD est donc un film qui se situe entre cinéma et réalité.

  • Le synopsis : “Le célèbre Jean Claude Van Damme retourne dans son pays natal à cause de ses problèmes fiscaux, de la garde de sa fille et d’un réalisateur qui lui fait une proposition de film dans lequel il devrait jouer son propre rôle.”

A Paris la semaine dernière, en promo pour le DVD, le Belge a montré à serialbuzzer qu’il savait faire preuve d’humour même face aux demandes les plus incongrues.

Ca a plus de classe que Chuck Norris soutenant les Républicains non ?

Editeur de DVD cultes (Richard Kern il y a quelques mois), Le Chat qui Fume poursuit son travail de redécouverte. De réals de talent. Ou pas. D’auteurs passés en tout cas par pertes et profits du ciné officiel. C’était le cas de Jean-Marie Pallardy. Injuste non ?

C’est donc un vrai travail de restauration qui a été réalisé pour permettre aujourd’hui de redécouvrir  cinq de ses films aux titres qui ne s’inventent pas (enfin si justement) : L’Arrière Train Sifflera 3 FoisL’Amour chez les Poids Lourds, La Donneuse, Dossier Erotique d’un Notaire et Règlements de Femmes à OQ Corral.

Un sacré job de remasterisation raconté ici (avec des extraits :) ):

Quant aux bande-annonces relatives aux notaires et poids lourds (aucun lien a priori), c’est grivois, c’est gaulois et c’est par là. Suivez le guide et poussez pas : http://www.lechatquifume.com/index.php?Les-news