Après les très rocks sessions de From The Basement (évoquées récemment ici), c’est chez le connu et reconnu site Grandcrew.com que je suis allé piocher cette heure et demi dans le Darc side of the life (intégrale du concert ici). Agendas, news, vidéos font la richesse de ce site qui propose des captations live de haut vol en terme de qualité technique, sonore et de choix. Grandcrew s’intéresse au rock (et au blues – heureusement ) mais pas seulement… On y trouve du jazz, du hip hop, du reggae, du R&B, du folk, des musiques électroniques et d’avant-garde…
Ce concert parisien de Daniel Darc a été enregistré le 8 septembre 2009 au Cabaret Sauvage, dans le cadre du festival Jazz à La Villette. Vingt et un titres interprétés par le revenant de la rockitude entre intimité et déchirures et dont voici en extrait un cover du Perfect Day de Lou Reed.
Ce live est ainsi présenté sur le site :
“Il y a des hommes buriné par la vie, Daniel Darc fait partie de ces hommes. Une vie sauvage, urbaine, de rock, de sang et de drogue. Une vie qui transpire sur scène pour le plus grand plaisir des fans. Rarement un concert aura été d’une telle intensité, d’une telle souffrance et par la musique d’une telle délivrance.”
Note : Le titre du billet est extrait de la plage n° 11 du concert (suivez la flèche si vous l’avez ratée précédemment)
Il n’y a pas que les buts entachés par une main dans la vie. Et le triste France-Irlande de ce soir (1-1 mais une place au Mondial sud-africain) passera aussi vite que d’autres aléas sur lesquels je ne m’attarderai pas. J’ai plutôt l’envie de réécouter (et revoir) cette rencontre au sommet entre un roi du songwriting et un king du jazz (ou vice versa). C’est un enregistrement de 1989 pour le “Sunday Night” de David Sanborn. Leonard Cohen interprète Who By Fire porté par Sonny Rollins au saxo. La voix grave du Canadien et les nuances du jazzman que les rockers aiment inviter (Tattoo You des Stones notamment), un éphémère sans vainqueur qui efface la vanité d’une actualité bien moins durable.
J’ai raté cet anniv’. Suis tombé dessus grâce à un tweet de Larry Carlson dont la vidéo “Yell” (que voici, que voilà) a été reprise sur boingboing pour l’occase. C’est le 16 novembre 1938 que le LSD fut pour la première fois synthétisé par le chimiste suisse Albert Hofmann dans son labo de Bâle (wikipédia, eng). Pour le meilleur et pour le pire. Je vous raconte pas la suite et son influence sur toute une époque…
Sympa la question (suggestion) non ? Elle est posée depuis les années 80 par Joan Jett dans cette vidéo que je viens de remonter d’une playlist où je l’avais un peu laissée dormir.
Et pendant que j’y suis, ce serait quand même dommage de faire l’économie du cultissime I Love Rock’n’ Roll… Donc une version avec des images cracras d’époque et une plus récente. Sans même avoir à “Put another dam in the jukebox babe”
Pour l’anecdote : j’ai encore le 45 tours acheté à l’époque. Et ce morceau servit de générique d’ouverture à une trop éphémère émission de Philippe Manoeuvre sur France Inter qui s’appelait – je crois me souvenir – “Je fais du rock”, où défilait la crème de la scène hexagonale d’alors, entre l’écoute des nouveautés d’outre-Manche ou d’outre-Atlantique fort éloignées d’une soupe mainstream montante.
S’il y avait un hall of fame des comédiens de la coolitude et un panthéon des “stars” ayant su garder un pied (voire les deux) dans une certaine marge, il y aurait sa place sans problème. Jeff Bridges revient dans Crazy Heart de Scott Cooper. Il y est entouré de Maggie Gyllenhaal, Robert Duvall, Sarah Jane Morris, Colin Farrell… Son rôle est celui d’un d’un chanteur de country alcoolique qui a une chance de relancer sa carrière et retrouver goût à la vie au travers de sa relation avec une femme journaliste. Son interprétation d’un homme sur le chemin d’une rédemption est déjà annoncée comme exceptionnelle dans un film comparé aux USA à The Wrestler de Darren Aronofsky, et pour lequel aucune date de sortie n’est encore connue…
Et l’affiche : “plus dure est la vie, plus douce est la chanson”
C’est vrai, je passe pas mal de temps sur Twitter. Endroit idéal pour la procrastination du no-life quadragénaire en reconversion misanthropique avec syndrome d’angoisse sociale Allégations à vérifier chez un de ces psy dont la parole vaut de l’or vu ce qu’ils tarifient la demi-heure pour lâcher quelques mots
Donc, en tweetant, parmi ce qui me sert de plus en plus de fil d’infos – autant si ce n’est plus que les abos RSS et agrégateurs habituels -, on suit pas mal de liens vers des articles ou du contenu produit par les blogueurs. Mais il y a aussi un temps pour partager ses goûts et au hasard de clics on peut s’offrir de belles découvertes ou l’occasion de se plonger un peu plus dans ce qu’on avait négligé. Les applis de partage sont nombreuses, comme ce Blip.fm par exemple, mais il suffit aussi de linker vers Deezer, Spotify, Dailymotion, Youtube…
Justement là, je vais rester sur les chemins qui m’ont été tracés vers des écoutes via ce site de partage.Tranquille ce dimanche après-midi, avant d’aller gagner à la sueur de mon front ma maigre pitance sous le joug inhumain du capitalisme financier (je galéje un peu là : je bosse assis derrière un ordi et la paye est assez correcte; mais l’idée y est quand même – je vous donne pas de détails ?), voilà que b-mode (retrouvez-le avec “ses” co-auteurs sur Ruminances et sur Tes reins et terroirs) et loloster (par ici pour son blog) s’échangent quelques “scuds” amicaux mais musicaux. Ni une, ni deux, je profite de ces “tirs” croisés…
Et me voilà débarquant en vol aussi libre que plané chez des cadors du jazz. Faisons simple, je ne peux prétendre à aucune connaissance dans ce domaine. Tout au plus quelques notions éparses via notamment un super pote, zikos expat’ et fervent du genre, mais une culture bien insuffisante pour tenter quelque analyse de ce que j’entends. Je serais plutôt du genre auprès de qui on peut faire passer du free pour du bebop et du cool pour du west coast (et je ne cite là que des courants dont j’ai retenus le nom ) Ce qui n’empêche de se laisser aller à l’écoute et à être emporté par (dans) le son. Issu de leur échange, et mis en favoris de suite, je me fis donc “bêtement” plaisir en écoutant plus avant Charlie Mingus et John Coltrane.
Ce qui me valut de me faire Impressions dans la foulée
Autre chemin sympa via les méandres du web, celui qui m’a conduit vers un Bashung crépusculaire revisitant L’Homme à tête de chou. C’est depuis chez Thephase3 que j’ai rapatrié dans mes esgourdes ces Variations sur Marilou de Gainsbourg, dont la version originale était déjà écoutable jusqu’à l’infini pour y découvrir sans cesse des détails aussi infimes qu’indispensables qui s’y étaient dissimulés. Ce titre fait partie d’une relecture de cet album concept définitif que Bashung envoie post-mortem pour une mise en scène et une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta présentée à Grenoble et qui s’apprête à voyager (dates à la fin de ce billet de Menilmuche).
Quatre autres titres sont dispos en écoute sur le site de L’Express (clic clic clic).
Finissant ce billet, je ne sais pour toi lecteur quelle heure il sera au moment où tu le croisera. Pour moi, celle du sommeil approche. Le moment de trouver sérénité et quiétude, de se laisser aller vers un état un peu contemplatif. Cette ouverture des Glassworks, je ne me souviens plus, malheureusement, par le tweet de qui j’y atterris (s’il se reconnaît sait-on jamais qu’il le dise pour être linké plutôt que de se taire à jamais).
Il va sans dire que la musique classique contemporaine en général et Philip Glass en particulier, ce n’est pas mon univers d’origine ni même de prédilection. Quand on grandit le regard entre Best et Rock&Folk, avec sur sa platine les Ramones, les Clash ou le Boss et que ses nuits de concerts furent longtemps faites de Cramps, de Gun Club ou de Lords of the new church, il y a quand même des séquelles Cela n’empêche pas d’écouter. L’occasion de prolonger une soirée où je le vis rendre hommage à Allen Ginsberg avec Patti Smith. Cette vidéo minimaliste sur Opening Glassworks, filmée en plan fixe un jour de pluie depuis une fenêtre à Los Angeles par twentyflights a, sans non plus ici prétendre à toute lecture “autorisée” de cette musique, des vertus que je trouve bien apaisantes.
Impossible de me faire une idée bien arrêtée en voyant le trailer de “Serge Gainsbourg : vie héroïque” réalisé par un descendant du comic strips, le dessinateur Joann Sfar. Certes, on retrouve les traits de l’homme à tête de chou et de ses poupées de cire ou de son. Mais le ton paraît un brin mélo et surjoué par instants, sans pour autant aller piocher dans les méandres aquoibonistes ou black trombone de l’ intoxicated man. Non pas d’ailleurs que son parcours semble avoir été dénaturé, à première vue, dans ce biopic aux initiales S.G. Mais un tel film se justifie-t-il après avoir lu la bio, et ses différentes actualisations, de Gilles Verlant ? Question sans réponse pour l’instant.
Patience jusqu’au 20 janvier pour savoir si ces images s’envoleront comme volutes Gitanes ou, au contraire, se graveront sur les plaques sensibles de la mémoire…