Tag d'archives : Crise

… j’ai pas trouvé plus léger pour titrer. On va dire que ça passera quand même ;-)

Recyclage de crise avec humour ? Certainement. Mais regard plus pointu qu’il n’y pourrait paraitre comme HBO nous y a habitué ? On peut le penser. Question subsidiaire : combien de temps pour que la série nous arrive ici (ailleurs que sur une obscure chaîne du câble cela parait impossible) ? Parce qu’il s’agit de causer d’une série. Même que ça s’appelle Hung et que je suis tombé sur la news via Le Post.fr qui nous indique que le programme a démarré très fort outre-Atlantique.

Faut dire que le pitch est on ne peut plus de saison. Croûlant sous les emmerdes, Ray Drecker va utiliser le meilleur argument qui lui reste pour s’en sortir : la taille surdimensionnée d’un engin, objet de toutes les convoîtises. Doué pour fournir à ces dames des milieux protégés des aléas économiques (grâce à des aides de l’Etat ?), il débute donc une carrière d’escort boy.

Le libéralisme vu avec acuité : ceux qui ont les moyens d’acheter et ceux qui n’ont plus que leur corps à vendre ?

En début de crise, on avait retouvé nos vieux classiques. Les Civils avec La crise c’est fantastique, puis Kent et son Partout c’est la merde en fait. Mais il est temps de renouveler la playlist non ? Et justement je tombe sur La France brûle de Marijane Miracle, un duo qui se présente lui même comme électro-déjanté. Musiciens, auteurs-compositeurs, Marie-Anne et Franck Sininstra sont aussi activistes vidéos et réalisent des clips qui accompagnent leurs sets live. On peut en visionner quelques-uns sur leur site (un endroit  qui se visite).

Leur titre quelque peu prémonitoire est sur leur premier album. On y trouve aussi des morceaux comme La vie est dure, Le Temps des épidémies ou Je n’irai pas travailler. Joli programme décalé avec des textes à l’humour incisif qui m’évoquent, à tort ou à raison, une lignée Brigitte Fontaine sur fond d’electro qui, si elle peut faire danser, n’en est pas moins tranchante.

Rattrappons notre – oui mon – retard. Ils ont aussi un blog qui annonce l’arrivée d’un nouvel opus pour mai. Intitulé La fin du monde, le duo le présente comme “beaucoup plus groovy que le premier” “Il tient autant de la nouvelle chanson française que du warm up électro. Plus léger, plus absurde mais toujours aussi délicatement corrosif !”

Juste à point pour un pays brûlant ?

Là évidemment. Déjà un Michael Mann ça le fait. C’est même une des deux ou trois  bonnes raison (j’exagère à peine) pour sortir de chez soi, lâcher son home cinéma, son disk dur multimedia et son P2P rama, juste sur un nom. Et voilà donc que le gars Mann va nous envoyer sur les écrans son Public Enemies. A priori – mieux vaut pas se mouiller sur les dates de distrib – c’est prévu pour le 24 juin de par nos contrées.

Cette fois le réal’ ricain, qui avait déjà livré un biopic magistral avec Ali consacré au dieu vivant (mais tremblant) de la boxe, se penche sur le cas du gangster John Dillinger, sa vie, son oeuvre. Plutôt bien senti si on tient compte des délais d’écriture, de tournage et de la minutie du créateur de Miami Vice.

Parce que le Dillinger en question (interprété ici par Johnny Depp aux côtés notamment de Christian Bale en flic pugnace et de Marion Cotillard) c’est comme qui dirait un mythe (1). Une sorte de Robin des Bois de la Grande Dépression des années 30 aux USA qui, avec ses potes Baby Face Nelson et Pretty Boy Floy, va mettre à mal le système répressif et policier et se gausser dans une course à la mort de l’inventeur du FBI, le sinistre J. Edgar Hoover et de ses flics, se livrant à un véritable duel avec le principal de ses poursuivants. Un thème qui n’est pas sans évoquer Heat du même auteur bien sûr. Dillinger se dessine ainsi en braqueur rattrapé par la politique et transformé en héros d’une révolte par procuration. Comme un certain Mesrine, peut être.

C’est donc avec gourmandise qu’on dégustera le premier trailer de ce nouvel opus Mannien mis en ligne en exlu par Le_Nombre_23

(1) Dés 1945 un film librement inspiré de la vie du truand et titré (pour la France)  Dillinger, l’ennemi public N.1, était réalisé (http://www.imdb.com/title/tt0037644/).

En 1973, c’est sous les traits de l’énorme Warren Oates que Dillinger réapparaissait dans une pelloche éponyme du parfois controversé mais passionnant John Milius (réal’ de Conan le Barbare et scénariste d’Apocalypse Now ou plus récemment de la série Rome)

Parait que ça fait partie des craintes sérieuses des officines policières et patronales : avec la crise, on pourrait assister à un durcissement des conflits avec des actes sortant de la contestation habituellement tolérée, encadrée et organisée.

Les “Grolandais” Gustave Kerven Et Benoit Delépine ont choisi l’humour noir décapant pour rappeler Louise Michel à notre bon souvenir et réaliser un western social en terre picarde. Plantées par un patron voyou des ouvrières (Yolande Moreau en tête) décident de se cotiser pour s’offrir les services d’un porte flingue afin de liquider le malotru. Mais elle tombent sur un tocard de la gachette (Bouli Lanners)…

Finalement la vision libertaire peut s’accorder avec le libéralisme. Les plus faibles disparaissent et si des actionnaires ont le droit de ruiner la vie de milliers de gens au nom de leurs profits, il serait logique de pousser la logique jusqu’aut bout : pourquoi des salariés n’auraient ils le droit de  liquider les responsables de leurs malheurs au nom de la loi du plus fort ?

Et si en plus c’est en se marrant, c’est toujours ça de pris…

Dommage. Sauf quelques caissiers et secrétaires, les pires vont encore s’en sortir (pour le moment…).

Une bonne parodie avec ce clip anti-winner, c’est déjà ça :

Déni de démocratie. Scandale. Corruption. Elus au mieux inutiles au pire complices ou achetés. Le lundi peut cacher des colères. Récession et chômage d’une main, sauvetage financier des banquiers en surface et magouilles en douce dans des salons feutrés de l’autre.

“The Independent On Sunday révèle un scandale au niveau européen. Les dirigeants des 27 pays de l’Union Européenne se réunissent en secret pour accélérer les processus d’autorisation des cultures OGM, contrer les opposants, et rassurer les populations en faisant intervenir les représentants de l’industrie.”

C’est ce que révèle un article à ne pas rater – surtout quand on constate les étranges maladies qui se développent sans explication depuis quelques années, sans douté liées à des manips du même acabit d’entreprises de voyous d’un genre identique – sur le site Les Mots ont un Sens.

L’Histoire ne repasse pas les plats, dit-on mais les peuples ont parfois la fourche facile quand on va trop loin…

Mesures préventives. Le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn est dans les parages, les RG ont été mandatés (par Sarko ?) pour éviter un nouveau scandale :