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C’est vrai, je passe pas mal de temps sur Twitter. Endroit idéal pour la procrastination du no-life quadragénaire en reconversion misanthropique avec syndrome d’angoisse sociale :D Allégations à vérifier chez un de ces psy dont la parole vaut de l’or vu ce qu’ils tarifient la demi-heure pour lâcher quelques mots ;-)

Donc, en tweetant, parmi ce qui me sert de plus en plus de fil d’infos – autant si ce n’est plus que les abos RSS et agrégateurs habituels -, on suit pas mal de liens vers des articles ou du contenu produit par les blogueurs. Mais il y a aussi un temps pour partager ses goûts et au hasard de clics on peut s’offrir de belles découvertes ou l’occasion de se plonger un peu plus dans ce qu’on avait négligé. Les applis de partage sont nombreuses, comme ce Blip.fm par exemple, mais il suffit aussi de linker vers Deezer, Spotify, Dailymotion, Youtube…

Justement là, je vais rester sur les chemins qui m’ont été tracés vers des écoutes via ce site de partage.Tranquille ce dimanche après-midi, avant d’aller gagner à la sueur de mon front ma maigre pitance sous le joug inhumain du capitalisme financier (je galéje un peu là : je bosse assis derrière un ordi et la paye est assez correcte; mais l’idée y est quand même – je vous donne pas de détails ?), voilà que b-mode (retrouvez-le avec “ses” co-auteurs sur Ruminances et sur Tes reins et terroirs) et loloster (par ici pour son blog) s’échangent quelques “scuds” amicaux mais musicaux. Ni une, ni deux, je profite de ces “tirs” croisés…

Et me voilà débarquant en vol aussi libre que plané chez des cadors du jazz. Faisons simple, je ne peux prétendre à aucune connaissance dans ce domaine. Tout au plus quelques notions éparses via notamment un super pote,  zikos expat’ et fervent du genre, mais une culture bien insuffisante pour tenter quelque analyse de ce que j’entends. Je serais plutôt du genre auprès de qui on peut faire passer du free pour du bebop et du cool pour du west coast (et je ne cite là que des courants dont j’ai retenus le nom :) )  Ce qui n’empêche de se laisser aller à l’écoute et à être emporté par (dans) le son. Issu de leur échange, et mis en favoris de suite, je me fis donc “bêtement” plaisir en écoutant plus avant Charlie Mingus et John Coltrane.

Ce qui me valut de me faire Impressions dans la foulée

Autre chemin sympa via les méandres du web, celui qui m’a conduit vers un Bashung crépusculaire revisitant L’Homme à tête de chou. C’est depuis chez Thephase3 que j’ai rapatrié dans mes esgourdes ces Variations sur Marilou de Gainsbourg, dont la version originale était déjà écoutable jusqu’à l’infini pour y découvrir sans cesse des détails aussi infimes qu’indispensables qui s’y étaient dissimulés. Ce titre fait partie d’une relecture de cet album concept définitif que Bashung envoie post-mortem pour une mise en scène et une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta présentée à Grenoble et qui s’apprête à voyager (dates à la fin de ce billet de Menilmuche).

Quatre autres titres sont dispos en écoute sur le site de L’Express (clic clic clic).

Finissant ce billet, je ne sais pour toi lecteur quelle heure il sera au moment où tu le croisera. Pour moi, celle du sommeil approche. Le moment de trouver sérénité et quiétude, de se laisser aller vers un état un peu contemplatif. Cette ouverture des Glassworks, je ne me souviens plus, malheureusement, par le tweet de qui j’y atterris (s’il se reconnaît sait-on jamais qu’il le dise pour être linké plutôt que de se taire à jamais).

Il va sans dire que la musique classique contemporaine en général et Philip Glass en particulier, ce n’est pas mon univers d’origine ni même de prédilection. Quand on grandit le regard entre Best et Rock&Folk, avec sur sa platine les Ramones, les Clash ou le Boss et que ses nuits de concerts furent longtemps faites de Cramps, de Gun Club ou de Lords of the new church, il y a quand même des séquelles :D Cela n’empêche pas d’écouter. L’occasion de prolonger une soirée où je le vis rendre hommage à Allen Ginsberg avec Patti Smith. Cette vidéo minimaliste sur  Opening Glassworks,  filmée en plan fixe un jour de pluie depuis une fenêtre à Los Angeles par twentyflights a, sans non plus ici prétendre à toute lecture “autorisée” de cette musique, des vertus que je trouve bien apaisantes.

Je ne suis pas Parisien. Mais ce n’est pas grave parait-il. De toute façon, si elle m’a fasciné et que j’en ai rêvé jeune, cette capitale me semble bien trop grande pour moi. Egaré, dépassé, noyé, perdu lors de mes rares séjours. Même si il y a un quand même, un quelque chose. Euhhh là je sais plus trop comment retomber sur mes pieds pour en venir là où je voulais en venir.

Le Grand Orchestre de Ménilmontant, je ne connaissais pas il y a quelques jours. C’est @Ménilmuche (Fabien), un blogueur de Paris (ah bein voilà, j’y reviens), que vous pouvez suivre ici, et qui traite à la fois d’hyperlocale et de sujets bien plus larges, qui m’a branché sur ce morceau. Une reprise d’Aristide Bruant “Belleville-Ménilmontant” plus que sympatoche et bien foutue, par ce GOM (site par là) donc; et dont voilà le clip qui a quelques mois déjà:

Le voilà reparti. A 60 barreaux, Bruce Springsteen, avec son E. Street Band, ont repris la route. Ils sillonnent les USA avant de rejoindre l’Europe avec une unique date en France, le 16 juillet au festival des Vieilles Charrues.

Alors, fatigué le Boss ? Pas le moins du monde. Suffit de lire les commentaires des spectateurs de cette tournée. L’un d’eux lâche même que son show de Philadelphie est la plus grande performance de Springsteen qu’il ait vu. Et ils les a toutes vues.

C’est d’ailleurs du concert de Philadelphie que viennent les images de la reprise du London Calling des Clash. C’était le 29 avril au Spectrum. Cinq jours plus tôt, l’incandescence électrique de Wild Thing avait déferlé sur Hartford. Des reprises qui font du bien en temps de crise…

Dans sa chronique musicale en partenariat avec Mondomix, le site Rue 89 consacre aujourd’hui un papier à la “musique humanitaire” et son évolution. Et de citer parmi ses nouvelles pratiques le projet de la fondation Playing for change. Une opération que nous avait signalé Mr Hulot lors d’un billet précédent. Un documentaire et un CD sont prévus pour ce mois d’avril. Au-delà de l’aspect “sympathique” de l’opération, une vraie originalité et la qualité lui donnent tout son intérêt. En voilà encore une preuve :

Y’a des fois où autant fermer sa gueule et donc lever ses petits doigts du clavier. Plutôt que d’en parler, mieux vaut écouter et regarder :

Opération virale sur la toile. Un tube bourrin des mid eighties qui fit la gloire du groupe Europe : The Final Coundown, surtout parmi l’étrange secte des adeptes du mullet. C’est une adaptation bien capillotractée qui buzze si fort qu’elle est venu hululer jusqu’à nos oreilles découvertes.

- Bonus : sinon en stock, une petite sélection de mash-up plutôt sympas sur écrans.fr