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Après les très rocks sessions de From The Basement (évoquées récemment ici), c’est chez le connu et reconnu site Grandcrew.com que je suis allé piocher cette heure et demi dans le Darc side of the life (intégrale du concert ici). Agendas, news, vidéos font la richesse de ce site qui propose des captations live de haut vol en terme de qualité technique, sonore et de choix. Grandcrew s’intéresse au rock (et au blues – heureusement ;-) ) mais pas seulement… On y trouve du jazz, du hip hop, du reggae, du R&B, du folk, des musiques électroniques et d’avant-garde…

Ce concert parisien de Daniel Darc a été enregistré le 8 septembre 2009 au Cabaret Sauvage, dans le cadre du festival Jazz à La Villette. Vingt et un titres interprétés par le revenant de la rockitude entre intimité et déchirures et dont voici en extrait un cover du Perfect Day de Lou Reed.

Ce live est ainsi présenté sur le site :

“Il y a des hommes buriné par la vie, Daniel Darc fait partie de ces hommes. Une vie sauvage, urbaine, de rock, de sang et de drogue. Une vie qui transpire sur scène pour le plus grand plaisir des fans. Rarement un concert aura été d’une telle intensité, d’une telle souffrance et par la musique d’une telle délivrance.”

Note : Le titre du billet est extrait de la plage n° 11 du concert (suivez la flèche si vous l’avez ratée précédemment)

Sympa la question (suggestion) non ? Elle est posée depuis les années 80 par Joan Jett dans cette vidéo que je viens de remonter d’une playlist où je l’avais un peu laissée dormir.

Et pendant que j’y suis, ce serait quand même dommage de faire l’économie du cultissime I Love Rock’n’ Roll… Donc une version avec des images cracras d’époque et une plus récente. Sans même avoir à “Put another dam in the jukebox babe” ;-)

Pour l’anecdote : j’ai encore le 45 tours acheté à l’époque. Et ce morceau servit de générique d’ouverture à une trop éphémère émission de Philippe Manoeuvre sur France Inter qui s’appelait – je crois me souvenir – “Je fais du rock”, où défilait la crème de la scène hexagonale d’alors, entre l’écoute des nouveautés d’outre-Manche ou d’outre-Atlantique fort éloignées d’une soupe mainstream montante.

C’est vrai, je passe pas mal de temps sur Twitter. Endroit idéal pour la procrastination du no-life quadragénaire en reconversion misanthropique avec syndrome d’angoisse sociale :D Allégations à vérifier chez un de ces psy dont la parole vaut de l’or vu ce qu’ils tarifient la demi-heure pour lâcher quelques mots ;-)

Donc, en tweetant, parmi ce qui me sert de plus en plus de fil d’infos – autant si ce n’est plus que les abos RSS et agrégateurs habituels -, on suit pas mal de liens vers des articles ou du contenu produit par les blogueurs. Mais il y a aussi un temps pour partager ses goûts et au hasard de clics on peut s’offrir de belles découvertes ou l’occasion de se plonger un peu plus dans ce qu’on avait négligé. Les applis de partage sont nombreuses, comme ce Blip.fm par exemple, mais il suffit aussi de linker vers Deezer, Spotify, Dailymotion, Youtube…

Justement là, je vais rester sur les chemins qui m’ont été tracés vers des écoutes via ce site de partage.Tranquille ce dimanche après-midi, avant d’aller gagner à la sueur de mon front ma maigre pitance sous le joug inhumain du capitalisme financier (je galéje un peu là : je bosse assis derrière un ordi et la paye est assez correcte; mais l’idée y est quand même – je vous donne pas de détails ?), voilà que b-mode (retrouvez-le avec “ses” co-auteurs sur Ruminances et sur Tes reins et terroirs) et loloster (par ici pour son blog) s’échangent quelques “scuds” amicaux mais musicaux. Ni une, ni deux, je profite de ces “tirs” croisés…

Et me voilà débarquant en vol aussi libre que plané chez des cadors du jazz. Faisons simple, je ne peux prétendre à aucune connaissance dans ce domaine. Tout au plus quelques notions éparses via notamment un super pote,  zikos expat’ et fervent du genre, mais une culture bien insuffisante pour tenter quelque analyse de ce que j’entends. Je serais plutôt du genre auprès de qui on peut faire passer du free pour du bebop et du cool pour du west coast (et je ne cite là que des courants dont j’ai retenus le nom :) )  Ce qui n’empêche de se laisser aller à l’écoute et à être emporté par (dans) le son. Issu de leur échange, et mis en favoris de suite, je me fis donc “bêtement” plaisir en écoutant plus avant Charlie Mingus et John Coltrane.

Ce qui me valut de me faire Impressions dans la foulée

Autre chemin sympa via les méandres du web, celui qui m’a conduit vers un Bashung crépusculaire revisitant L’Homme à tête de chou. C’est depuis chez Thephase3 que j’ai rapatrié dans mes esgourdes ces Variations sur Marilou de Gainsbourg, dont la version originale était déjà écoutable jusqu’à l’infini pour y découvrir sans cesse des détails aussi infimes qu’indispensables qui s’y étaient dissimulés. Ce titre fait partie d’une relecture de cet album concept définitif que Bashung envoie post-mortem pour une mise en scène et une chorégraphie de Jean-Claude Gallotta présentée à Grenoble et qui s’apprête à voyager (dates à la fin de ce billet de Menilmuche).

Quatre autres titres sont dispos en écoute sur le site de L’Express (clic clic clic).

Finissant ce billet, je ne sais pour toi lecteur quelle heure il sera au moment où tu le croisera. Pour moi, celle du sommeil approche. Le moment de trouver sérénité et quiétude, de se laisser aller vers un état un peu contemplatif. Cette ouverture des Glassworks, je ne me souviens plus, malheureusement, par le tweet de qui j’y atterris (s’il se reconnaît sait-on jamais qu’il le dise pour être linké plutôt que de se taire à jamais).

Il va sans dire que la musique classique contemporaine en général et Philip Glass en particulier, ce n’est pas mon univers d’origine ni même de prédilection. Quand on grandit le regard entre Best et Rock&Folk, avec sur sa platine les Ramones, les Clash ou le Boss et que ses nuits de concerts furent longtemps faites de Cramps, de Gun Club ou de Lords of the new church, il y a quand même des séquelles :D Cela n’empêche pas d’écouter. L’occasion de prolonger une soirée où je le vis rendre hommage à Allen Ginsberg avec Patti Smith. Cette vidéo minimaliste sur  Opening Glassworks,  filmée en plan fixe un jour de pluie depuis une fenêtre à Los Angeles par twentyflights a, sans non plus ici prétendre à toute lecture “autorisée” de cette musique, des vertus que je trouve bien apaisantes.

Vous chantiez durant l’été ? Et pourquoi ne pas danser maintenant avec “Ijo“, un titre de l’album Secret Agent, interprété à La Cigale par le batteur légendaire de l’afrobeat Tony Allen et ses musiciens (more here http://www.tonyallenafrobea… )

via worldcircuitltd

Ambiance pleine d’une soul jazzy et pop à Lyon avec la voix de l’Anglaise Kristyna Myles. Trois soirs de suite, elle s’y produit : aujourd’hui au Hot Club à 21 heures, demain au café Cousu à 19 heures et jeudi à 21 heures à la brasserie le Georgia. Pour vous faire une idée, un oeil sur sa page MySpace et le teaser de ces soirées :

Vous avez aimé le direct (billet précédent) ? Ou vous l’avez raté ? Le concert de U2 au Rose Bowl de Los Angeles est désormais disponible dans son intégralité via Youtube

Pour ne pas trop lagger, mettre quelques instants en pause pour que le flux puisse charger ;-) Et hop : en plein écran c’est carrément top :)

4h30 du matin à peu près ici. Nuit de dimanche à lundi. Depuis un petit moment ça monte chez les twittos du #twittdenuit. On doit pas être des wagons debout à cette heure. Habituellement en tout cas car là par un prompt renfort on va voir arriver des troupes – plus ou moins – fraîches. Sans parler de ceux qui sont juste devant leur écran et n’ont rien à faire des tweets. Parce que sur l’écran, il y a U2 en live depuis le Rose Bowl de Los Angeles dans un global webcast sur YouTube.

Vu que le concert vient juste de se finir, je suis bien incapable de donner quelque chiffre que ce soit. Combien de spectateurs dans le monde au même moment devant leurs ordis ? Pour faire simple, en suivant le hashtag #u2webcast ça tombait par paquets de 2 à 5000 messages entre chaque titre. De l’english, de l’espagnol, des langues asiatiques et d’autres encore plus indéfinissables. Je suis tout autant dans l’incapacité de savoir si un tel truc avait été fait auparavant. A priori non, du moins pas avec un groupe d’une telle envergure. Comme le notait @fred2baro : @Donjipez quand même le showcase a dû couter cher .. :P

Opération de marketing planétaire ne manqueront en effet pas de relever quelques uns. Mais sacré trip quand même. Evacuons de suite la performance de la bande à Bono. J’ai pris mes distances depuis un moment. Je les ai vu deux fois de mes yeux vus : la première à Lyon dans les années 80 et la seconde à Grammont à Montpellier en 97 (je crois), lors d’une virée défonce on the road. Déjà cette dernière fois, on avait changé d’époque. Donc au Rose Bowl rien à redire : c’est très pro, du grand show, un groupe de stades avec ses hymnes. Quelques moments où on sent que ça décolle vraiment, les incontournables frissons sur  One et autres With or Without You… Et puis aussi les bons sentiments de preux chevaliers d’un Bono qui en rajoute dans le côté cabot. A côté, heureusement, sobre et fidèle à lui-même, The Edge continue de triturer sa guitare bien qu’on sente vaguement que le cadre du groupe restreint ce qui pourraient être ses pulsions soniques profondes.

On est quand même loin d’October, premier album que je découvris de U2. J’étais alors en seconde. C’était l’automne et cette musique était idéale entre fin précipitée dans la tragédie de Joy Division et le prochain Cure qui allait être Pornography, sorti quelques mois après. J’embrayai peu après vers des niches plus escarpées, violentes ou pointues restant fidèle à quelques repères et me retournant vers les grands prédécesseurs (qui a dit Velvet ?).

Mais je m’éloigne non ? Donc ce trip de nuit c’était d’assister à une diffusion parfaite techniquement (un peu laggé au début) et surtout partagée. Avec des inconnus ou presque puisque aucun que je ne connaisse en vrai. Du coup, moi qui n’aime guère que l’on me livre ses impressions pendant un set et encore moins livrer les miennes dès la sortie, je me suis surpris à twitter au fur et à mesure, à échanger quelques réactions avec un spectateur chilien, par exemple, ou mes followers “habituels. C’est peut être là que résidait le plus intéressant de l’expérience sur laquelle des spécialistes devraient revenir et livrer leurs analyses à froid.

Petit détail quand même, je ne peux m’empêcher d’être surpris du nombre de téléphones allumés pour filmer les concerts dorénavant. Pas que ce ne soit pas utile pour le blogueur :) Mais j’aime bien le côté éphémère d’un live et sa survivance, ou pas, par la seule capacité qu’il aura eu à s’incruster sur les plaques sensibles de ma mémoire, ainsi que par quelques photos rares et choisies.

Allez, l’essentiel quelques images via FullHdReady :

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