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… j’ai pas trouvé plus léger pour titrer. On va dire que ça passera quand même ;-)

Recyclage de crise avec humour ? Certainement. Mais regard plus pointu qu’il n’y pourrait paraitre comme HBO nous y a habitué ? On peut le penser. Question subsidiaire : combien de temps pour que la série nous arrive ici (ailleurs que sur une obscure chaîne du câble cela parait impossible) ? Parce qu’il s’agit de causer d’une série. Même que ça s’appelle Hung et que je suis tombé sur la news via Le Post.fr qui nous indique que le programme a démarré très fort outre-Atlantique.

Faut dire que le pitch est on ne peut plus de saison. Croûlant sous les emmerdes, Ray Drecker va utiliser le meilleur argument qui lui reste pour s’en sortir : la taille surdimensionnée d’un engin, objet de toutes les convoîtises. Doué pour fournir à ces dames des milieux protégés des aléas économiques (grâce à des aides de l’Etat ?), il débute donc une carrière d’escort boy.

Le libéralisme vu avec acuité : ceux qui ont les moyens d’acheter et ceux qui n’ont plus que leur corps à vendre ?

Hadopire nous l’aura fait ressortir. C’est déjà ça. Georges Abitbol c’est “La classe américaine” pour un Grand détournement où il se retrouve incarné par John Wayne qui au moment de mourir prononce une phrase bien mystérieuse : “Monde de merde”. Sitôt Hollywood met ses plus fins limiers sur les dents et, dans une narration en flash-back à la Citizen Kane, Dustin Hoffman et Robert Redford, dits Les Hommes du président, vont mener l’enquête autour de l’homme le plus classe du monde.

Tout ça remonte au Canal historique de 1993. C’est écrit et réalisé par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette; exclusivement composé d’extraits de vieux films de la Warner, remontés et redoublés afin de créer un nouveau film inédit.  La première diffusion a eu lieu sur la chaine Canal Plus le 31 décembre 93. Une seconde diffusion a eu lieu en 2004 sur la chaîne Festival (devenue depuis France 4). Le film n’a jamais été édité officiellement en VHS ou en DVD mais a connu une diffusion virale amplifiée par le web.

En ces heures d’hadopisme se croyant triomphant, il rappelle que détourner n’est pas voler et incarne la flamme de la résistance pour ceux qui veulent hisser le pavillon noir à tête de mort comme symbole d’une création pouvant se libérer de ses marchands de soupe. Il fait reparler de lui quoi (lire cet article par exemple).

Accessible en téléchargement, il est aussi ici (et à plein d’endroits ailleurs :) ). C’est parti pour 72 minutes de délires avec un casting incomparable :

Cadeau Bonux ? Avant ce long la même équipe s’était fait la main sur un court. Autour de la disparition de La 5 de Berlusconi and co, ils avaient détourné les séries d’époque dans un Derrick contre Superman.

C’était un air des années 80, ça. Me souviens plus de qui. “Radio, radio pirate, tout le monde s’éclate”. Au moment de l’explosion des radios libérées par la gauche (et oui), où ça partait dans tous les sens avant que les franchises à bizness rattappent nos oreilles avec leur formatage. Heureusement, il en reste quelques unes d’originales…

Mai là n’est pas la questions. les radios pirates ont une sacrée histoire. Depuis “Ici Londres” au moins. Et c’est justement d’Angleterre que nous vient ce film qui a l’air on ne peut plus délire sur une station installée en mer du Nord, sur un bateau, et qui innonde la perfide albion d’un esprit libertaire et rock’n'rollesque sur fond de swinging sixties.  Evidemment le pouvoir n’est pas vraiment d’accord. Sortie le 6 mai :

Ca a l’air fun non ?

C’est réalisé par Richard Curtis, avec Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Emma Thomson, Kenneth Branagh…

Plus sur allociné

Ils l’ont acceptée. Se la sont même un peu imposés. Maison Blanche ou Pentagone, déjà fait ou plus facile. Leur but : pénétrer (ils peuvent rêver, sur un malentendu…) un des endroits les plus secrets des USA, le Skywalker Ranch où travaille et vit George Lucas.

Est-ce que ça tient sur 1h30 ? Sais pas mais le trailer annonce un grand moment de portnawak et ça fait du bien (si, si).

Une trouvaille que l’on doit à http://filmgeek.fr/

James Bond c’est gadget et ptites pépées, voitures de luxe et permis de tuer. OK. Mais c’est aussi une source d’inspiration pour pastiches et parodies. Fluctuat (décidément) en propose un large panorama à cette adresse et à celle-là. Leur liste ne se veut pas exhaustive et on pourrait aussi gloser sur l’influence réelle ou supposée des aventures de 007 sur Le Tigre, Le Gorille, Le Monocle et autres Barbouzes de par nos contrées.

On pourrait aussi penser à de larges pans du cinoche d’exploitation avec l’art mis en oeuvre, entre autres, du côté transalpin pour aboutir à un incontournable comme le Danger : Diabolik de Mario Bava, inspiré de fumetti à succès du même nom. Mais on ne négligera pas non plus, du même Bava, l’improbable L’espion qui venait du surgelé (si quelqu’un l’a, même en vieille K7 VHS ou version illégale je veux voir ça :) ).

Revenons à  des pastiches plus avoués. Encore jamais parvenu jusqu’à mon lecteur de DVD, From Beijing with Love réalisé en 94 par Stéphen Show a l’air de mettre le paquet si on en croit le trailer:

Mais le sommet restera la première version de Casino Royale réalisée en 1967 par John Huston et quelques autres. Un grand délire avec David Niven, Peter Sellers, Woody Allen, Ursula Andress et un casting de folie. Autant que ce film cultissime et immanquable dont voici quelques minutes :

En plus de sa large sélection Fluctuat a eu la bonne idée de nous faire une playlist des musiques de la saga. Cette fois c’est par là >