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Vlan dans les dents. Un bon coup de pied au cul découvert grâce à @chuipsala. L’’IndispensablE Tristan-Edern Vaquette, interprète ici un extrait d’un titre de 35 minutes, “La Conjuration de la Peur”, extrait de son dernier album Crevez tous paru en 2008 et qui va donner lieu à un DVD dont la sortie est annoncée pour le mois prochain ou en tout cas avant la fin de l’année. Peut être. Homme en rouge de l’underground libertaire, Vaquette se confronte à tous les genres en digne héritier post-punk. Humour et provoc, rap et rock, politique et art, il veut conjuguer toutes ces tendances et bien d’autres sous sa bannière du hardly-listening (donc pas du easy, au cas où ce ne soit pas clair). Pour en savoir plus, le mieux est encore de se risquer sur son site (par ici messieurs-dames) et de visiter ses archives (suivez la flèche et bonne chance).

Le nouvel album de Rachid Taha sera dans les bacs (bon, c’est une image puisqu’il sera aussi dispo en téléchargement) le 26 octobre. Son nom ? Bonjour, tout simplement. Comme ce premier extrait interprété avec Gaetan Roussel.

J’ai découvert cet Oranais de Lyon (mais aussi Alsacien et Vosgien) il y a un sacré bail. C’était en écoutant Rhoromanie, un titre du premier LP éponyme de Carte de Séjour, le groupe de ses débuts. Du rock post-punk en arabe avec des teintes orientalistes sur lequel je me suis pas mal agité sur les pistes du Pick up et du Bul (si t’es pas Stéphanois ça te diras rien :) ). Puis il y eut aussi cette reprise bien sentie du Douce France de Charles Trenet en 1986.

Ce drôle d’enfant du rock poursuivit ensuite sa vie en solo allant piocher des influences aussi bien dans le chaâbi que dans les classiques de la rockitude et de la popitude, ou se servant dans les nappes de l’electro. Sans être un assidu, il retrouvait toujours le chemin de mes oreilles, comme avec sa reprise du Rock the Casbah des Clash en 2004 (déjà ?). Et si je n’ai pas adhéré toujours à tout, il a constamment su surprendre par l’originalité de sa musique, la voie à part qu’il s’est taillé… Une sorte de world sous influence rock. Cette nouvelle galette sera-t-elle toujours sur cette ligne? J’aurais tendance à lui faire confiance en la matière…

Curieusement, je ne l’ai jamais vu en live que ce soit avec Carte de Séjour ou après. Etr justement, le 23 octobre il passe à côté (ou quasi) de chez moi. La bonne occasion alors qu’une large tournée est prévue (clic pour les dates).

Je tombe là-dessus au hasard d’un article des Inrocks. Bon, comme d’hab’ le mag de la branchitude bobo s’emballe un peu. Mais en plus de bosser sur du matos piraté et de mixer une mutitude d’influences, YACHT a pondu ce Summer song qui a tout du hit imparable pour l’automne. C’est festif, décalé, cheap, dansant… Bref un morceau sur lequel on accroche de suite; sans doute plus que sur le second, Psychic city,  dont le clip vient aussi d’être mis en ligne (ici).

Diamant, aiguille, microsillon. La nostalgie camarade ? Pas loin ou au moins remontée de l’esthétisme déviant de pochettes et d’odeurs, de sons et de défauts. Suivant un lien vers “Siné qui bande encore”, j’ai fouiné dans le coffre aux trésors d’Arte radio. Pêche miraculeuse parfois dont je te ferai, veinard, profiter si l’envie m’en reprend. Sujet du jour, je me suis penché sur ce reportage de Mathieu Descamps et Yves Fontanille. De la radio qu’on regarde avec attention et qui nous parle. De la seconde jeunesse du vinyle donc avec ce témoignage d’un obscur du plaisir auditif, André Pierrat artisan graveur de son état, dans son usine de pressage à Paris qui lance en écoutant une vieille galette : “Bob Marley, c’est moi qui l’ai fait”. Ca dure un quart d’heure et c’est passionnant (si, si): “Qu’un sillon pur abreuve nos sillons”.

Et n’oublie pas que Wikipédia reste ton ami :) Juste au passage, on dirait que ça commence à bouger du côté des offres en téléchargement avec des albums à moins de 3 euros chez Amazon et FnacMusic. Bon c’est que des promos, faut voir la suite…


On n’entend plus trop parler de lui, me faisait on remarquer il y a quelques jours.  Certes le jeune prétendant au trône pop-funk des années 80 n’est plus aussi présent sur la scène médiatique. Médias qui ne sont plus les mêmes non plus.

Il a d’ailleurs choisi depuis longtemps – 1993 – de prendre ses distances avec l’industrie musicale. Il ne traite désormais plus avec elle que sous le biais de contrats de distribution – quand il ne distribue pas ses CD gratuitement à la foule qui afflue à ses concerts -, gardant sa totale indépendance artistique. ” Il a profondément modifié les rapports entre artistes et maisons de disques, créant un nombre important de précédents notamment dans le domaine de l’auto-production et de la distribution directe du musicien vers les consommateurs de musique.”, explique ainsi sa notice wikipédia.

Pour 2009, le kid de Minneapolis annonce pas moins de trois albums. Il a joué trois extraits live de l’un d’eux lors d’un récent Late Night Show, le talk show de Jay Leno.  Ces morceaux étaient issus d’une production à laquelle un site éponyme et assez étonnant est consacré : lotusflow3r.com.

Un clip, dans le même esprit que cet objet ouèbique, circule depuis quelques jours.

Preuve que certaines couronnes ne sont pas usurpées…

Petit bonus : sa performance live chez Jay Leno

En début de crise, on avait retouvé nos vieux classiques. Les Civils avec La crise c’est fantastique, puis Kent et son Partout c’est la merde en fait. Mais il est temps de renouveler la playlist non ? Et justement je tombe sur La France brûle de Marijane Miracle, un duo qui se présente lui même comme électro-déjanté. Musiciens, auteurs-compositeurs, Marie-Anne et Franck Sininstra sont aussi activistes vidéos et réalisent des clips qui accompagnent leurs sets live. On peut en visionner quelques-uns sur leur site (un endroit  qui se visite).

Leur titre quelque peu prémonitoire est sur leur premier album. On y trouve aussi des morceaux comme La vie est dure, Le Temps des épidémies ou Je n’irai pas travailler. Joli programme décalé avec des textes à l’humour incisif qui m’évoquent, à tort ou à raison, une lignée Brigitte Fontaine sur fond d’electro qui, si elle peut faire danser, n’en est pas moins tranchante.

Rattrappons notre – oui mon – retard. Ils ont aussi un blog qui annonce l’arrivée d’un nouvel opus pour mai. Intitulé La fin du monde, le duo le présente comme “beaucoup plus groovy que le premier” “Il tient autant de la nouvelle chanson française que du warm up électro. Plus léger, plus absurde mais toujours aussi délicatement corrosif !”

Juste à point pour un pays brûlant ?

C’est toujours un peu bizarre la zik, vous avez remarqué ? On ne sait jamais trop comment un morceau, un disque vous est tombé dessus. Un vague souvenir : la radio en auto, joué trois fois lors d’une soirée, un pote obsessionnel… Pourtant on la raccroche sans problème à certaines périodes, certains moments. Je pense à  ça parce que je suis retombé sur Everyday I write the book d’Elvis Costello par hasard et que je sais, 25 ans après, à quelle amusante et agréable nostalgie le rattacher. naosol_flyer_fanpro_htedef2

Mais je digresse total. Là, il me semble que c’est un lien tombé dans mon mail il y a une quinzaine de jour qui m’a fait dresser l’oreille. Naosol & The Waxx Blend que ça s’appelle. Un duo. Les titres sont plutôt easy listening dans une veine folk, roots avec des petites galanteries pop par moment mais sans trop en faire. On en retient donc une cohésion sonore d’ensemble qui ne cache pas ses références à quelques grands du genre (Cat Stevens, Simon et Garfunkel, Buckley, Johnny Cash…) mais en les ayant plus digérées que copiées. Comme quoi une grande culture musicale ça peut servir, si on trouve quoi en faire.

Essentielle dans la façon dont sonne ce premier album baptisé 1968 : la voix. C’est elle autant que les arrangements, le son oldies des guitares, qui donne une tonalité particulière à cette réalisation. Elle est parfaitement en adéquation avec le genre musical. Et on le sait, c’est bien ce type de choses qui font la signature musicale des uns et le manque de personnalité des autres. Bref, il y a dans ce disque de quoi accompagner agréablement les virées d’été au bord de l’eau et les aprèmes fainéants dans un jardin…

Bon, là je pourrais vous faire la bio du duo, la rencontre tout ça mais c’est connu, les liens c’est pas fait pour les chiens. Par contre la voie qu’ont choisie les deux musiciens mérite un détour. Forts du succès de leur page sur Dailymotion, ils ont rejoint le label Spidart créé par deux anciens élèves de l’EM Lyon Business School, un projet qui consiste à faire produire l’album de jeunes artistes par les internautes qui apportent leur contribution financière.  Sur une idée identique à celle de  Sellaband, Spidart propose 35 % des bénéfices aux artistes, 35 % aux producteurs et 30 % à lui-même (en savoir plus : ici avec une itv d’un des créateurs, et ). Et 1968 de Naosol a ainsi été financé en quelques semaines par plus de 700 internautes. C’est le premier disque sorti par ce label qui propose une alternative intéressante aux artistes indépendants même si la diffusion via les bacs reste pour l’heure ancrée dans les modèles existants (via EMI et Discograph), avec quand même une mise en avant du téléchargement.

Il est quand même temps : le clip du single Why

Et sur scène à Lyon, il y a un peu plus d’un an :

Retrouvez Naosol & The Wexx Blend : www.spidart.com/naosol
www.myspace.com/naosol