… j’ai pas trouvé plus léger pour titrer. On va dire que ça passera quand même ;-)

Recyclage de crise avec humour ? Certainement. Mais regard plus pointu qu’il n’y pourrait paraitre comme HBO nous y a habitué ? On peut le penser. Question subsidiaire : combien de temps pour que la série nous arrive ici (ailleurs que sur une obscure chaîne du câble cela parait impossible) ? Parce qu’il s’agit de causer d’une série. Même que ça s’appelle Hung et que je suis tombé sur la news via Le Post.fr qui nous indique que le programme a démarré très fort outre-Atlantique.

Faut dire que le pitch est on ne peut plus de saison. Croûlant sous les emmerdes, Ray Drecker va utiliser le meilleur argument qui lui reste pour s’en sortir : la taille surdimensionnée d’un engin, objet de toutes les convoîtises. Doué pour fournir à ces dames des milieux protégés des aléas économiques (grâce à des aides de l’Etat ?), il débute donc une carrière d’escort boy.

Le libéralisme vu avec acuité : ceux qui ont les moyens d’acheter et ceux qui n’ont plus que leur corps à vendre ?

Comme quoi à toute chose malheur est bon, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse,… Euhhh, il y en a plein d’autres. C’est donc dans un instant d’égarement aussi nocturne que coupable que je me suis trouvé à lire un post, sur Le Post justement, consacré aux nouvelles du jour du TF1esque Secret Story. N’ayant rien suivi et, à ma grande honte (quoique pas vraiment non plus), ne parvenant pas à me passionner pour l’émission en l’absence de cul de scandale, j’allais lâcher le morceau. Mais quelques lignes sur une candidate m’orientèrent alors vers un passé de comédienne, disons amatrice. Calme toi lecteur impatient aux goûts déviants, amatrice n’est pas obligatoirement à accompagner d’un X. Le Z a aussi droit de citer ; et je suis même de ceux prêts à assurer la défense de cettre lettre qu’on voudrait un peu trop souvent oublier ou écarter.

Me voilà donc à regarder un court métrage de portnawak assumé, mis en ligne par Mrkey et  qui vaut sa petite demi-heure gondolo horrifique:

Ce Sexy Alien 2 (on s’emballe pas, only boobs inside et encore little boobs) doit à la Cindy télévisée un gros engouement puisqu’il a, à cette heure précise,  dépassé les 1230000 visionnages.

Les plus curieux des spectateurs de cette zéderie dailymotionesque remonteront alors le fil. Celui-ci conduit au site Amalgame Z Production. Il s’agit d’un collectif de vidéastes indépendants, branchés sur l’horreur, le fantastique, le bizarre, le gore… Pour une fois la machine à vendre du temps de cerveau nous emmène quelque part.

Amalgame Z propose donc des vidéos réalisées par des amateurs passionnés d’un certain cinoche. Mais en plus de les mater gratos, on peut aussi trouver des tutoriaux, si on veut se lancer,  pour apprendre à affronter des problèmes techniques, à réaliser des effets, à réussir les maquillages horrifiques indispensables… Le site propose encore des musiques (gratis) pour accompagner les films à venir d’autres réal’ amateurs, des reportages  et j’en passe.

De quoi, en attendant d’hurler de peur ou/et de rire devant les prochain courts de cette maison, donner envie de se lancer pour mettre en ligne (avant, qui sait, les festivals, les salles et…) des pépites pour gourmets de Z.

Twitterisé via un lien sur un instant youtubesque, j’en reste scotché. Une came d’hiver en plein été, me dis-je, découvreur songeur. Googlisation pour en savoir plus. Lykke Li Timotej Zachrisson est le patronyme de cette déjà plus énigme. Nom de scène Lykke Li donc. Mapsée en Suède comme port d’attache et lieu de naissance en 1986 mais a beaucoup navigué. Bio ici et .

Une des révélations electro pop de 2008, lis-je aussi. Toujours à la bourre quoi. Encore un truc passé sans que je le vois. J’en écouterais peut être pas des litres mais un morceau se laisse boire sans soif. Comme une eau de roche pour filer la métaphore sur cette voix claire.

Idée à la con. J’avais vaguement dit que je bloguerai un truc sur le concert de Blur aux Nuits de Fourvière. Et là faut s’y coller. Sauf que vas raconter un concert au ptit matin, les oreilles à peine débouchées… Surtout qu’a priori il s’agirait de parler de zik sans avoir trop l’air con ni partir dans des : énormes, amazing, great, phénoménal.

Lyon donc. Colline. Décor : théâtre antique. L’enceinte a fait le plein pour les entendre cracher (les enceintes). Normal. Roulement de tambour et voix rocailleuse façon foire d’antan : c’est la seule date en France d’une série limité, celles de la reformation du groupe. Le public ? Post-ados,  jeunes adultes et trentenaires ayant vécu les temps d’avant. Plus quelques badernes (merci c’est sympa). Du vulgus pecum, hein et les looks sont de saison et passe-partout.  C’est de la britpop mon vieux pas du psychobilly punkoïde. Bien fait de pas me prendre la tête et de chercher, j’aurais eu l’air malin. Au moins là avec une chemise en lin blanc, un 501, des Repetto et mon galure façon borsalino en paille, je suis dans le ton. A peu près.

Bon, ce qui est sûr c’est que globalement le public n’a pas fait le voyage pour rien. On sent que ça connaît la discographie du groupe, qu’il y a ceux qui l’ont déjà vu et ceux qui n’auraient pas voulu le rater encore. Sans être bouillant et tout cuit, c’est du chaud. D’ailleurs Damon Albarn connaît bien le coin. Il était venu au théâtre antique il y a deux ans avec The good, the bad and the queen (et donc Paul Simonon, putain Paul Simonon, le mec le mieux fringué de l’histoire du rock que les gens y disent, Paul simonon qui à lui seul aurait valu ma présence) pour un concert-concept sacrément bien tenu. Il y est revenu l’an dernier pour une thématique autour de son label “world” Honest Jon’s (que j’ai ratée).

Mais flash forward pour une entrée un peu avant la tombée de la nuit. A fond de suite. La fosse est vite acquise, les gradins se lèvent plus poliment. Pour l’instant puisqu’ils finiront debout aussi. De toute façon ça s’enchaîne avec Girls and boys dès le deuxième morceau, histoire de mettre tout le monde d’accord. J’ai comme une remontée de quelque chose vite identifiée : Jam, Morrisey… tout y est. Normal.

Comme la sauce prend, réglée comme du papier à musique et prévue sûrement puisque la twittosphère m’apprendra plus tard que c’est la même set list qu’à Hyde Park et Glastonbury, il y a la place pour les morceaux plus lents. Les premières impressions quand même c’est que le groupe a pas l’air mécontent d’être là et que pour des quadras au passé agité – qui a dit Coxon ? – , ils ne manquent pas de souffle. Ouf, on échappe à la reformation-biftons.

C’est le frontman qui assure le gros du show sans égars pour une voix qu’il pousse sans ménagement même s’il s’est excusé d’entrée de son état pour avoir “beaucoup crié il y a quelques jours en Angleterre”. En overseas telegraph on dirait un truc style : belle énergie, stop, super présence stop, son impec, lumières idem, stop, pop rock quoi, fin.

Un bémol ? Cuivres et choeurs sont peu mis en avant si ce n’est pour participer à la nappe d’ensemble. Respect des règles du genre oblige. Pas vraiment donc. Le mur sera de son ou ne sera pas.

Slammin ici, Solo épileptiques là en se roulant sur scène ou les yeux dans les leds des Marshall et une “ballade” parfaite. Pas loin d’1h30 déjà dans les pattes. Restent les rappels car l’arène en veut encore. Pas chiche, Blur en offira deux de trois titres. Les derniers sur un matelas de coussins qui ont volé depuis les gradins car, même antique, la pierre est rude pour le cul du spectateur. Mission terminée : même s’il en réclame encore et attend, sait-on jamais, le parterre, transformé en haricots sauteurs, est épuisé, les tribunes, debout depuis longtemps pour s’agiter, sont rassasiées.

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Set list photographiée (entre autres) par alexiszahero


Putain 97 ans. Karl Malden est mort le 1er juillet. Bon c’est vrai qu’il avait pas l’air jeune même dans les vieux films…  Un sacré pan de l’histoire du cinoche en tout cas avec ce bonhomme au “big nose” qu’on a pu que croiser à maintes reprises depuis les années 40. La première c’était gamin devant la téloche avec Les rues de San Francisco que j’avais évoqué il y a quelque temps. Mais en révisant sa filmo sur IMDb ça remonte forcément. A commencer par les rôles chez Elia Kazan dans Un tramway nommé désir (pour lequel il obtint l’Oscar du meilleur second rôle), Sur les quais et Baby doll avec son face à face avec Eli Wallach pour la vénéneuse Caroll Baker. Et puis comme ça, on repense aussi à  La vengeance aux deux visages, au Kid de Cincinnati ou encore à Nevada Smith… Une figure quoi ce fils d’un couple serbo-tchèque , qui sut rendre marquants bien des personnages qu’il interpréta.

Trouvé sur Youtube, un montage-hommage concoté par ATTRIBUTIVE:

RIP